[FIC] Sauvée par l'Hydre [Terminé]

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[FIC] Sauvée par l'Hydre [Terminé]

Message  Ophelia Sarkissian le Lun 17 Oct - 21:42

27 Mai 1936

Troisième Reich; Kiel; Villa Hernsbürg

Quelle époque lointaine ! Pourtant je l'ai connu et ne me semble pas si vieux que ça pour moi.
C'est le syndrome d'Ellen Ripley comme je pourrais le nommer, être cryogéniser pendant plus de 50 ans et découvrir que votre vie ne sera plus jamais la même qu'auparavant.
Pourtant rien ne m'avait prédestiné à cette vie, certes je ne m'appelais pas Sarah, je n'avais pas 8 ans mais j'étais quand même de cette "sale race" qu'ils disaient. Ces autres gens en avaient décidé autrement, j'étais une petite fille sans histoires et très sage, mais je ne suis pas née comme vous ici et maintenant.
Néanmoins contrairement à cette Sarah, j'ai eu de la chance de rencontrer celui qui devint mon mentor et mon protecteur.
Je vais donc vous raconter notre première rencontre. La Première rencontre entre Vipère et Crane Rouge.
A l'époque j'avais 16 ans et je bossais comme simple gouvernante pour la Famille Hernsbürg dans leur villa au bord de mer.
Ça payait peu mais assez pour survenir à mes besoins, cependant la façon dont ils me traitaient était loin d'être correct, mais c'était l'époque qui le voulait. C'était aussi surement dû à ce petit mais alors insignifiant détail sur ma personne qui dérangeait bon nombre de personnes.
J'étais juive, de sang, venant de ma mère évidemment, mère que je n'avais pas connu car elle était morte à mon accouchement et mon père m'a bien vite abandonné aux portes d'un orphelinat dans mon pays natale, la Hongrie. Je me demande comment il est mort au final ce salaud. Si lui aussi était juif, il est peut êtrep assé par la case cam pde concentration de empocher de fric.
Au final je n'ai jamais pu être adopté définitivement, soit parce que j'étais juive et je prenais tous les maux du monde pour ma pomme, soit à cause de mon caractère déjà bien trempé dans mon enfance. Je faisais pas de conneries mais je cassais les gens sans problème, plus forte que l'autre Niçois.
Finalement c'est un couple de riches cinquantenaires allemands qui m'ont pris sous le coude et m'ont engagé comme bonne à tout faire. Cependant ils ne furent pas aussi gentils que leur tronches l'avaient laissé paraître, et ils ont commencé à se comporter avec moi comme si j'étais Harriet Tubman.
Vous me connaissez bien, vous devinez qu'il n'était qu'une question de temps avant que ça ne débonnaire.
Un soir, tout bascula, on m'accusa d'avoir éventré le fauteuil en peau d'ours du salon, et Mr Hernsbürg prit un tisonnier pour me battre avec alors que sa femme m'insultait comme la grosse vache qu'elle était.
Les enfoirés ! Je suis sur que c'est eux qui ont fait le coup ! Ou Fränk le jardinier misogyne qui était étrangement absent à ce moment là !
De toute façon, les coups se répétaient contre moi, et l'autre elle continuait à meugler en continue pour le bonheur de mes oreilles.
S'en était trop, ma "gentillesse" avait des limites.
Quand le prochain coup arriva, je lui arrachai l'arme contondante des mains pour lui montrer comment moi je m'en servais. Le bout pointu le planta dans le ventre, bien fait pour sa gueule !
Et un coup sur la tête, un !
Je peux vous dire que la vieille peau rumina moins sur le coup, elle se précipita même sur le téléphone pour contacter la police. Dû moins elle croyait pouvoir le faire.
Elle oublia un détail... Moi, hé hé hé !
Elle eut tellement de coups au visage qu'elle fut méconnaissable à la fin. Bon c'est pas comme si elle était jolie avant mon intervention, je trouve même personnellement qu'elle avait plus de charme après coup.
Ceci fait, je ne tardais pas en ces lieux, je partis donc me barrer sans jamais revenir en arrière. Je ne vais pas vous dire que ça ne m'a rien fait, si au contraire.
Je fus surprise et effrayée des deux meurtres que je venais de commettre, logique vous me direz. C'est toujours comme ça quand on tue pour la première fois, ça nous change à jamais, comme se faire violer. Autre histoire, autre fois.
Sauf que à l'inverse des personnes saines d'esprit, plus mes bottes tapaient les galets de la rue nocturne, plus je songeais à mes mes actes, et plus la peur laissait place à la jouissance.
C'est vrai ! C'est pas cool de tuer des vieux cons qui se sont cru en Rome Antique !? Moi j'ai mas réponse à cette question.
Le problème qu'il y avait maintenant, c'était qu'on allait facilement remonter jusqu’à moi. Je devais donc me barrer de cette ville, de ce pays, avant qu'on m'abatte.Car une juive qui tue quelqu'un, c'est comme un noir aux Etats Unis. On les tue pour moins que ça.
Donc j'arpentais les ruelles sombres en essayant de trouver une voie de sortie, telle une âme errante. Malheureusement la lumière vint me trouver, me piégeant, j'étais faite comme une rate.
Une vois, agaçante, commença à me railler en allemand. C'était un nazi à coup sur celui là.

"Hé toi ! T'es une d'entre eux !?"

Finalement son visage à lui et à son collègue se braqua sur moi, en même temps que leur lampes qui arrêtèrent de m'aveugler. Avec sa gueule de mongolito, il s'avança en gros beauf vers moi pour "draguer" surement.

"Je savais pas qu'il y avait des beautés comme toi chez sous Sous Hommes !"

C'est vrai que j'étais déjà canon à l'époque, mais fallait pas pousser la merde trop loin. Son souffle commença à se faire ressentir sur mon cou, il me colla contre le mur et ne semblait guère impressionné par mon regard meurtrier.

"Je pense que ça dérangera personne si je me tape une comme toi !"

Bon là, s'en était trop !

"Tu sais, j'ai le droit de donner mon avis, non ?
- Ton avis !? Une femme, juive en plus, veut donner son avis !? Elle est bonne celle là ! Allez j'y vais !"

Il allait passer à l'acte, et moi je lui aurai brisé le cou si il l'avait fait. Heureusement pour lui, une voix vint lui sauver la vie.

"Ça suffit !"

Sa peau commença à pâlir, il semblait reconnaître la voix de son interlocuteur que je ne pouvais pas voir à cause du glandu qui me bloquait la vue.

"Vous déshonorez votre poste au sein de la Gestapo ! Imaginez si notre führer apprenait cela !"

Le couillon de flic secret se retourna et commença à implorer l'homme que je ne voyais toujours pas, mais qui devait être important par l'assurance qu'il avait. L'assurance d'un leader.

"Non pitié, je ne voulais pas baiser cette chose, c'est elle qui a com...
- Allez vous en et je ferai en sorte d'oublier ce que je viens de voir !
- Merci ! Allez on s'en va !"

L'emmerdeur décida de se barrer avec son pote, enfin une bonne nouvelle ! Mais a qui devais je ça ?
Hé bien, à celui qui allait devenir mon mentor, Johann Schmidt. Vêtu d'un uniforme Hugo Boss, brassard nazi compris, avec un képi sur la tête où un double éclair était présent. C'était donc un membre de la Schutzstaffel, la garde rapprochée d'Hitler, ce qui expliquait la réaction de l'autre con.
Il s'approcha vers moi en me regardant comme pour voir si j'allais bien, autant lui répondre !

"Je vais bien, mais lui il doit bien mouiller son froc maintenant.
- Tu as du sang froid à parler à un officier SS comme ça, je ne me suis donc pas trompé sur ton compte.
- Vous semblez bien me connaître, puis je savoir pourquoi ?
- Hé bien disons que cela fait un moment que je te surveille, mais allons ne parler en privé dans ma voiture si tu veux bien. Au fait je m'appelle Johann Schmidt.
- Ophelia Sarkissian, mais vous le savez surement déjà, allez je vous suis."

En même temps j'avais pas envie de recroiser d'autres relous comme l'abruti d'avant, donc autant suivre un inconnu dan sa voiture, et puis pour un SS il semble sympa.
En plus il avait une belle caisse pour l'époque, une Citroën Rosalie teintée de noir, mais après Tonton Adolf aimait beaucoup le luxe, bon gout pour un dictateur antisémite.
Je pris la place du copilote, lui c'est le volant qu'il prit. Nous fumes donc partis pour traverser les routes de Kiel qui étaient drôlement silencieuses.
La conversation pouvait donc continuer.

"Vous m'aviez donc suivi.
- Oui, et ils méritaient leur sort.
- Vous savez donc, je risque d'être abattue comme une chienne pour ça.
- Aucune chance, je vais m'arranger pour que ce soit le jardinier qui prenne, ne vous en faites pas.
- Pourquoi vous m'aidez ? Vous savez que ça va à l'encontre de ce que pense votre führer.
- Il peut penser ce qu'il veut, je m'en fiche.
- Vous m'intriguez là, un renard dans le poulailler ?
- En quelque sorte."

Je voyais son petit sourire qui montrait que j'avais vu juste, c'est une taupe. Mais la question était plutôt de savoir pour qui il travaillait en réalité.

"Templiers ?
- Non, ai je vraiment la tête d'un illuminé ?
- Illuminatis ?
- Non, et je suis surpris que vous sachiez leur existence.
- Majestic 12.
- Je connais pas.
- Vous n'avez pas l'air de bosser pour un quelconque pays en spécificité.
- Vous déduisez bien, mais vous ne trouverez pas.
- Puis je au moins savoir quel sera mon rôle dans tout ça ?
- Bien, je vais vous former pour m'aider à diriger le bébé qu'un ami a pu créer pour moi avec l'approbation du Führer.
- Quel est le nom de ce bébé ?
- Hydra."

Hé oui, Hydra, créée en 1934 et qui fut chargée de combler les désirs mythologiques et spirituels d'Adolf Hitler. Le bébé de Crane Rouge, et fut aussi le mien, c'est même moi ait choisi le logo. Trop classe comme logo d'ailleurs.
Vous savez donc comment une gouvernante orpheline comme moi a pu croiser la route de l'Hydre, et comment celle ci m'a sauvé la vie.
La vie est juste magique, n'est ce pas ?
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