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Message  Clara Lille le Jeu 24 Nov - 10:53

21 Juillet 2010

Japon; Tokyo; Maison Saeki

Clara Lille marchait dans les rues de Tokyo aux alentours de minuit, elle s'était rendu ici pour trouver des collègues de DedSec pour une certaine chose et elle devait les voir demain. Mais comme elle n'arrivait pas à dormir elle avait décidé de se promener un peu histoire de se détendre un coup. Et c'est en se promenant qu'elle entendit plusieurs personnes qu'elle croisait discuter à propos d'un incendie qui aurait eu lieu proche d'ici dans une maison réputée pour être hanté.
C'était le genre de truc qu'elle aimait, et ça la titillait d'y aller jeter un œil.
Oh allez, j'ai rien de mieux à faire ! Et avec un peu de chance j'ai presque rien raté !
Elle se rendit donc en direction de la baraque en demandant le chemin à des passants, et finalement elle y arriva.
En arrivant elle vit les véhicules de pompiers commencer à partir, et une troupe de journaliste devant l'allée menant à la piaule en train de faire du rien. Il y avait aussi des autochtones curieux qui s'enfourchaient dans le chemin pour être au plus proche du lieu, et elle fit de même.
Elle vit la silhouette cramée de la bâtisse se dessiner sous ses yeux avec un certain charme.
Ah c'est cette Maison là, j'en avais entendu parlé. Elle fait partie des lieues les plus hantés du Japon et j'espère que c'est vraiment le cas. Je pourrais faire quelques recherches sur cet endroit, enfin on verra.
Elle remarqua très rapidement qu'en plus des pompiers et de la police, il y avait 3 jeeps garés devant le portail d'entrée qui appartenaient à une Organisation du Nom de UNIT dont le symbole pouvait être vu dessus. Mais aucun de leurs membres n'étaient visibles, juste les derniers pompiers encore présentes, quelques flics pour garder l'endroit et empêcher aux gens d'entrer, ainsi que quelques civils. Parmi eux se trouvait une jeune femme, surement 18 ans vers là, aux cheveux teints en blanc avec des mèches roses qui semblait être très triste, peut être avait elle perdu quelqu'un durant cet incendie. Clara n'en savait rien, mais elle allait se renseigner pour en savoir plus, c'était sur.
Bon, qui est ce qui pourrait me filer des infos par ici ? Je dois bien regarder.
Elle remarqua qu'un flic en civil se trouvait en compagnie d'un civil et qu'il semblait l'accompagner à sa voiture, elle pourrait surement leur poser quelques questions. Elle s'approcha donc à temps et interpella l'Inspecteur Kanagawa alors qu'il laissait Adrien Normikwawal se rendre à la place du copilote.

Clara : Excusez moi monsieur... ?

Iowa : Inspecteur Iowa Kanagawa, que puis je pour vous ?

Clara : Qu'est ce qui s'est passé ici ?

Iowa : Je ne peux pas en parler là maintenant mais vous le verrez déjà dans la presse demain matin pour un peu que vous sachiez lire les kanjis.

Clara : Je me doute déjà qu'ils concluront à un accident fortuit et que ça n'ira pas plus loin, moi je veux la vérité.

Iowa : La Vérité, peu de gens la croiront, et vous me prendriez pour un fou si je vous la disais.

Clara : Vous pouvez toujours tenter.

Iowa : Un malheureux condamné par la Malédiction de cette demeure a réussi à purifié celle ci et apaiser les Esprits qui y tuaient quiconque osait y pénétrer. Ça vous va ?

Clara : Je ne vois pas ce qui est dingue dedans.

Iowa : Le problème, c'est que le véritable est parfois trop absurde pour le commun des mortels.

Clara : Et qu'est ce que la maison va devenir maintenant ?

Iowa : UNIT prévoit de la mettre sous surveillance jusqu'à nouvel ordre et d'embarquer tous un maximum d'objets susceptibles d'être toujours possédés.

Clara : Ils vous l'ont dit comme ça ?

Iowa : Ils savent que j'ai conscience que les histoires ici sont vrais.

Clara : Merci pour vos renseignements en tout cas Inspecteur Kanagawa.

Iowa : Si vous voulez un conseil, ne cherchez pas plus loin. Vous pourrez au mieux avoir de gros problèmes avec les hommes en noirs qui sont moins tendre que Will Smith et au prie réveiller les Onryō qui viendront vous emmener de force dans leur monde.

Clara : Je suis trop curieuse pour résister à cet appel d'outre tombe.

Iowa : Alors que les Kamis veillent sur vous, bonne nuit à vous.

Il la salua et rentra dans sa voiture personnelle pour emmener celui qu'il avait à sa charge dans un endroit plus tranquille où il pourrait se reposer après ses récentes péripéties. Du coté de la hackeuse professionnelle se tourna vers cette icone des légendes urbaines à la façade brûlée.
Celle ci semblait l'épier de ses deux yeux, ne la lâchant pas un seul instant et ne clignant jamais de ses volets.
Pourtant, aucune animosité venant de cette étrange sensation, contrairement à ce que d'autres passagers de ce train avaient ressenti auparavant. Non, c'était plus comme une curiosité sans grande mauvaise intention, juste qu'elle s'exprimait assez mal en raison d'une nature maladroite socialement dû à un passé douloureux.
Clara était ainsi hypnotisé par cette propriété qui semblait lui parler.
Sans savoir que deux ans plus tard, elle même allait avoir un vrai traumatisme dans sa vie.
Une sorte de mise en garde ?
Peut être un présage ?
On en savait rien.
Le seul truc, c'est que l'envie qu'avait notre québécoise d'aller vérifier en profondeur stoppa net, par une force supérieure à elle qui lui communiquait une certaine émotion. Désormais, elle voulait juste laisser les choses faire, par respects pour ceux qui sont morts ici.
Elle tourna ainsi les talons à une histoire croustillante, pensant ne jamais avoir à recroiser son chemin.
Le destin nous réserve en revanche de belles surprises.


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Message  Clara Lille le Sam 17 Nov - 0:37

24 Décembre 2018

Canada; Montréal; Appartement Clara

Noel est arrivé.
Nous avons peu montrer cette fête pourtant surmédiatisée aux Etats Unis au cours de toutes nos aventures.
Hormis une fois avec la Famille Valentine en 99, il n'y avait rien eu à ce sujet de mémoire.
Si vous vous en rappelez, c'est bien, c'est que vous suivez un peu.
Après, dur de l'oublier, étant donnant que ce fut la première rencontre entre Holt et Erza.
Un couple qui a connu des déboires, comme une bonne parti des relations du Capitaine Souledge.
Entre le Rousse et Ailein, on se demandait qui gagnait en terme de relation la plus mouvementée.
Je pencherai sur la seconde car ils ont vécu tout autant de de beaux moments de de moments tragiques, y compris une tragique séparation qui ne fut pas la mort mais une soit disante trahison en vérité fausse. Quand la vérité eut éclatée en grand jour, leur mémoires revenus, leur retrouvailles fut ultra émouvante à souhait.
Cependant nous ne sommes pas là pour parler de ces couples là.
Non, nous sommes là afin de nous centrer sur Aiden Pearce et Clara Lille.
Ces dernier avait décidé de fêter le Réveillon de Noël avec des amis, chez eux.
Les invités, il y en avait peu mais je vais vite fait vous les décrire.
Nous avions Ling, le plus proche ami et contact de DedSec qui n'est pas forcément la meilleure personne de confiance vous diront certain, même si ce n'est pas non plus une ordure finie. Disons qu'il bosse pour son propre compte et que si vous finissez par vous trouver sur son chemin, c'est dommage pour vous.
Une bonne partie des Avengers ne le supportaient pas, notamment pour ses exactions contre Ada Wong et Henri Petrick lors d'une mission à l'époque. Notre hackeuse professionnelle essaye de calmer les tensions entre les deux, mais aujourd'hui, c'est encore loin d'être gagné.
Il avait amené avec lui ses deux meilleurs hommes de mains pour assurer sa protection.
Granola, l'ancien sbire de Gill Poitou, qui devait payer son loyer avait accepté de rejoindre le rival de son ancien patron puisque ce dernier était décédé. Ça ne sert à rien de continuer à servir un mort si ça ne vous rapporte rien.
Umdür Yuzdul, un ancien enfant soldat venant du Tadjikistan qui a vu sa langue coupé lors d'un affrontement dans son adolescence, ce qui fait qu'il doit s'exprimer en langage des signes pour se faire comprendre. Malgré ça, il utilisait rarement ce système là et préférait tout simplement ne pas converser du tout hormis avec son Boss.
Puis nous avions une Runa Aeberli, une connaissance plus âgée du mouvement cybernétique qui elle aussi avait un passé très nuancé au niveau moral dont elle préférait ne pas parler. Seule Clara en savait pas mal de chose et avait acceptée les choix durs qu'elle avait du faire, et qui impliquaient encore ce fameux Henri Petrick.
Du cotés des potes à Aiden, nous avions juste deux gars à l'humour bien prononcé.
Raymond Kenney, un ancien ingénieur qui est plutôt cool et qui apprécie bien tantôt la boisson qui les bonnes femmes. Il est appréciait de la grande majorité justement de par sa nature décontractée. Son, intelligence est aussi à mettre en note.
Jordi Chin, charismatique et tout aussi intelligent que le personnage présenté juste avant, il est néanmoins bien plus amoral que celui qu'on surnomme T-Bone. Véritable sociopathe, mais pas psychopathe, il n'hésite pas à tuer des innocents en tant que Fixer même si la récompense n'est pas louable.
Cette petite fête s'annonçait bien sympathique avec ces gens hauts en couleur.
Les guirlandes bien lumineuses étaient enroulés autour du beau sapin, roi des belle forêts canadiennes déjà visitées par Baptiste Sixte au cours d'une petite ballade impliquant une autochtone du nom de Sulfura Westher. Les solides boules venaient rajouter une plus grande diversité sur la palette du peintre.
Quand à l'origine de l'arbre en lui, il ne venait pas du supermarché.
Ce fut le Nettoyeur drapé de blanc qui l'avait ramené.
Personne ne lui avait demandé où il avait obtenu, et surtout pourquoi il y avait des traces de sang dessus.
Bien que ça démangeait Ling de le savoir, juste pour se marrer.
L'Homme de Brooklyn préféra néanmoins se retenir, pour ne pas déranger les hôtes.
Car malgré ce que son CV nous dit, il peut se montrer sympa, même si il peut te trahir si l'argent vient en jeu.
L'une des rares personne qu'il n'avait d'ailleurs jamais fait un coup de pute, fut justement notre chère Clara.
On pouvait d'ailleurs quelle sommes il faudrait pour qu'il puisse se retourner contre elle.
Moi je dirai qu'il faudrait qu'elle soit assez conséquente.
Assez parlé de sales races, voyons un peu ce que faisait tout ce beau monde.
Raymond était assis pépère sur la canapé, les pieds sur la table basse, en train de boire d'un bon verre de Bourbon assez bonne qualité tout en regardant une émission spéciale noël québécoise. Celle si s'intitulait "Mais qui qu'à tirer sur l'caribou !?" où les candidats devaient deviner correctement qui est l'auteur du meurtre de chaque carcasse animal présentée devant eux.
Jordi s'amusait à sa façon à refaire la célèbre scène du couteau et de la main de Aliens de James Cameron avec un Granola peu rassuré. En effet, ce dernier suait de plus en plus au fur et à mesure que la vitesse de la lame s'accentuait sans s'arrêter.
Umdür était seul dans son coin, posé contre un mur, en remplissant sa fonction consistait à protéger son patron et l'une des seules personnes d'importances dans sa vie. Néanmoins, il avait des écouteurs dans ses oreilles et il écoutait Sally du chanteur français Keen'V.
Mais centrons nous sur un quatuor composés de Aiden, Clara, Ling et Runa.
Voyons voir ce qu'ils se disent.

Clara : Qu'est ce qui a Aiden, tu es inquiet ?

Aiden : J'espère que Jackson et Nicole vont bien.

Clara : Ne t'en fais pas, je suis sûr qu'ils sont en train de passer un très bon réveillé

Aiden : Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas voulu passer le noël avec nous cette année.

Ling : Peut être que ta sœur en a encore marre de ta surprotection.

Aiden : Qu'est ce que tu as dit ?

Clara : Ecoute mon Pitou, tu peux aller voir si le diner cuit bien pendant que je m'occupe de Ling ?

Aiden : D'accord, je vais ne profiter pour respirer un coup.

L'homme qui aimait porter des casquettes, même ne intérieur, s'en alla dans le cuisine.
Malgré l'attitude de son Chum, la jolie BadBoy17 resta sereine et alla parler à ses amis pirates informatiques.

Clara : Excusez le, étant donné la montée des violences de cette année, il est assez tendu en règle général.

Ling : J'annonce déjà que j'ai rien à voir avec tout ce bordel du moment.

Runa : Ça faisait longtemps que je l'avais pas vu comme ça.

Clara : Je me rappelle encore quand j'avais failli mourir, je peux vous dire que l'année suivant, j'étais comme un reine dont il fallait prendre soin au risque d'en perdre la tête. Alors à chaque fois que mes blessures que me refaisaient mal, il accourait pour s'occuper de moi en sacrifiant tout activité qu'il exerçait.

Ling : Un petit copain en or, quoi peut être étouffant.

Clara : Je ne me plains pas.

Runa : Bon et sinon, tu vas m'apprendre le lexique de injures de chez toi ?

Ling : C'est quoi cette histoire ?

Clara : L'autre jour alors qu'on jouait à Worms Revolution, elle m'a entendu m'exclamer "Câlisse !" quand j'ai perdu une partie et depuis elle me saoule à vouloir que je lui enseigne l'art de l'insulte à la québécoise.

Ling : En même temps je la comprends, il faut préserver les traditions de ton peuple avant que le reste du Canada finisse par vous envahir un jour avec leur colons anglophones.

Runa : Alors, par quoi on commence professeur ?

Clara : Tu préfères débuter par quoi ? "Mange un char de marde !" ou bien "C'est-y l'chien qui a fourré ta mère ?".

Elle rigola à ses propres exemples sans qu'ils ne comprennent trop pourquoi.
Au moins, la soirée reprenait de ses couleurs, pour l'instant...


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Message  Clara Lille le Ven 23 Nov - 11:58

21 Juillet 2010

Japon; Tokyo; Maison Saeki

UNIT est dans la place.
Aux deux sens sens du terme.
Bon déjà ils étaient sur le lieu de la malédiction, je ne vois pas comment on pourra définir le contraire.
Au moins de partir sur la théorie du fait qu'on vit dans un monde à la Matrix, mais c'est un peu facile quand même.
Et puis, ils imposaient leur présence en ce lieu par leur ressources humaines et matérielles sophistiquées, rendant presque jaloux la policiers et pompiers qui étaient encore ici. Il y a peut être aussi le fait qu'ils étaient mal vu par ces derniers pour leur coté "Organisation Secrète" qui te prenait tes affaires sans te dire pourquoi et en tep riant der entrer chez toi.
Peu en savait assez sur ce groupe principalement militaire, hormis le fait qu'ils aient été créés dans les années 70, ou bien 80, et qu'ils étaient supposés être scientifiques, ce qu'ils ne sont qu'en partie moindre. Ça n'aide pas à faire passer la police, alors autant vous dire que les soldats et combinaisons blanches sur place avaient l'impression de ne pas être super bien accueilli.
D'ailleurs centrons nous sur deux des récolteurs de preuves qui étaient présentes de la baraque désormais cramée.
Nous avions Wakai Bakashito, un brillant, selon ses mots, investigateur de scènes paranormales, ayant réussi à dénicher de nombreux éléments au cours de sa carrière qui ont permis à ses employeurs d'aider à apaiser des conflits et voir même de permettre à certains étrangers de faire partis de leur rangs.
De ses 40 ans, il était connu pour être mégalomane et être très porté sur la drague, préférant les jeunes étudiantes, ce qui ne plaisait pas forcément aux hauts placés au dessus de lui, néanmoins ils se taisaient au vu de ce qu'il avait pu leur reporté en terme de gain.
Il avait à ses cotés durant cette mission la jeune diplômée de l'Ehime University, Shojo Naību, qui était bien douce te crédule comme il les aimait. Elle admirait beaucoup celui dont elle était actuellement dépendante pour son premier jour sur le terrain et avait hâte d'apprendre beaucoup de lui sur ce qu'il fallait faire pour bien réussir.
Ils se trouvaient dans la salle de jeu à l'étage de la maison où ils observaient une commode dans un coin de la pièce. Sur cette dite commode était posé un vieux vase japonais qu'il n'était pas aussi vieux que certains de ses confrères mais qui avait quand même plus d'un siècle d’existence derrière lui.
L'érudit en profita pour étaler sa connaissance enfin de mieux plaire à celle qui finira, il l'espère, dans son lit.

Wakai : Ce que tu vois là, c'est une représentation de la Bataille du fleuve Yalu opposant notre marine impériale et la flotte de Beiyang. C'est l'un des conflits le plus importants de la première guerre sino-japonaise où nous voulions juste soustraire la Corée de l'influence de ces Dents Jaunes.

Shojo : J'en avais entendu parlé mais je ne voyais pas ça comme ça.

Wakai : Quoiqu'on te dise, nos ennemis d'aujourd'hui restent toujours et encore ces Ploucs de l'autre coté de la Mer de Chine orientale, bien que leur puissants alliés, les McDoMen, sont aussi un problème. On a réussi à battre les premiers sans l'aide des seconds.

Shojo : Merci pour tout ce que vous m'apprenez Bakashito-sama.

Wakai : L'autre truc que je dois te dire et ça concerne bien ce sur quoi nous avons affaire ici, c'est qu'il ne faut jamais laisser les esprits errants t'emmerder. C'est en ayant peur d'eux qu'ils viendront te faire rejoindre leur rangs, et il serait dommage que personne ne puisse profiter d'un visage comme le tiens.

Shojo : Oh Bakashito-sama...

Wakai : Je sais, je suis excellent. Si tu veux continuer à me faire plaisir, continue à fouiller cette salle, je vais aller faire un tour dans le grenier pour voir si ces incapables de la police locale n'ont pas laissé des choses intéressantes pour nous.

Shojo : Je vais faire de mon mieux pour ne pas vous décevoir.

Elle s'attela à la tache que son prestigieux formateur lui avait confié, sans prendre le temps de respirer une seule seconde. En parallèle à ça, l'imbu de lui même se rendit dans le placard qui était situé non loin de lui où se trouvait l'accès en hauteur menant au grenier.
Il activa une petite lumière au plafond afin du voir plus clair et pour ne pas se planter dans le montée.
C'est alors qu'il surprise vint titiller son attention, non pas en haut mais bien en bas, à ses pieds.
Une sorte de carnet de note dont la couverture blanche présentait de magnifiques pétales de Sakura qui lui donnaient une sorte d’impression de bienveillance. Un nom y était marqué sur le devant, "Kayako", ce qui renvoyait surement à l'une des victimes du drame qu'il s'était produit aux alentours de l'an 2000.
Là où tout avait commencé avec cette demeure abritant des Onryō.
Au moins une cinquantaine de personnes auraient péri de cette vengeance d'outre tombe.
Encore, ça c'est juste ceux dont on a retrouvé les corps, on ne parle de ceux disparus sans traces.
Ce que la tête en conclut, c'est que ce qu'il venait de trouver pourrait lui rapporter pas mal si il venait à le vendre dans le marché noir comme étant le "Vrai Journal Intime de Kayako Saeki". Ce sera toujours mieux que finir dans les Archives Noires à faire pourrir ses pages jusqu'à la fin des temps.
Il se baissa donc et ramassa cette mine d'or pour lui.
Son regard en disait long sur la satisfaction personnelle que ça lui procurait.

Wakai : Je n'aurais même plus besoin de me démener pour voir de jolies bouts de femmes rien que pour moi.

Il allait ravaler très vite son ego sur ce coup là.
Puisque immédiatement après avoir sorti ça, une longue chevelure sous forme de corde descendit du grenier pour s'enrouler de force autour de son cou en serrant très fort, le faisant s'étouffer sans pouvoir lâcher un cri. Il fut ensuite entraîné d'un coup sec en haut, puis plus rien, plus un seul bruit.
Le calme était revenu dans ce petit rangement, seulement pour juste une affaire de minutes.
Shojo, ne voyant pas son supérieur direct revenir, s'inquiéta énormément pour lui.
Ne le voyant pas faire ce genre de blague, elle alla voir l'un des deux soldats postés à l'entrée de la pièce pour lui exprimer son désarrois. Face à ses explications, ils restèrent plutôt calme et l'écoutèrent attentivement.

Shojo : Heishi-san, Bakashito-sama est monté dans le grenier pour sa recherche mais il ne revient pas et je crois qu'il lui est arrivé quelque chose. Est ce que vous pouvez voir ce qui lui est arrivé ?

Soldat 1 : Pas de problème, Ishiki reste là au cas où il y aurait un problème, pour faire venir du renfort.

Ishiki : Je suis sûr que ce mec a trébuché quelque part et s'est assommé tout seul comme un con.

Soldat 1 : N'oublie pas que c'est pas de simples Vampires ou des Reptiliens auxquels on fait face.

Ishiki : Si tu le dis Jihatsu.

Le Soldat Volontaire accompagna la jeune femme jusqu'au devant du placard sombre au silence glaçant.
Il lui fit alors signe de reculer un peu tandis qu'il braquait son arme devant tout en allumant sa torche.

Jihatsu : Restez là, et si je ne suis pas revenu d'ici 5 minutes, vous allez prévenir le Colonel qu'on a "Du Miso sur les Sushis".

Shojo : OK !

Il s'aventura donc seul dans ce renfermement des ténèbres en mettant sa vie en jeu.
La pauvre âme apeuré attendit, le cœur battant très fort, que tout le monde revienne sain et sauf.
Sauf que les minutes passèrent et on arriva au douloureux moment qu'elle redoutait.
Le délais annonçait par ce béret rouge était passé et elle devait alors respecter ses conditions.
Ne voulant pas les laisser pour morts, elle se résigna à l'écouter et commença à partir la boule en ventre.
Elle gardait néanmoins un regard sur l'intérieur de la petite pièce dans l'espoir de les voir resurgir.
C'était peu le dire puisque soudainement, sans signe apparent, le Soldat Jihatsu réapparut dans la salle.
Cependant, son expression avait totalement changé, étant complètement effrayé par quelque chose.
Il en avait même perdu son couvre chef et il fit alors de grands signes à celle en face de lui.

Jihatsu : Barrez vous, le Colonel doit détruire cet end...

Avant de finir son explication, une liane de cheveux noirs attrapa tel un fouet l’une de ses jambes puis le tira jusqu'à retourner dans l'antre qui sera sa tombe, fermant la porte juste derrière. Ne laissant que deux hurlements retentir, l'un étant plus étouffé que l'autre.
Cette agitation attira toute l'attention des environs, mais ils arrivèrent trop tard.
Il y avait déjà deux nouvelles victimes de ce fléau plus une autre personne à jamais traumatisée parce qu'elle avait vu. Shojo aurait pu avoir une brillante carrière au sein de UNIT mais elle préféra les quitter pour faire quelque chose où elle pourrait ne plus voir ces horribles images dans sa tête.
Au moins, disons le, elle put échapper à la malédiction, d'autres n'ont pas eu cette chance.
Si on peut appeler ça une chance.


Dernière édition par Clara Lille le Sam 24 Nov - 16:11, édité 7 fois
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Message  Clara Lille le Ven 23 Nov - 12:56

24 Décembre 2018

Canada; Montréal; Appartement Clara

Alors que ce bon vieux Pearce s'occupait de préparer les dernières préparations du dîner, Clara alla voir les invités car ça allait être l'heure de la distribution des cadeaux. En espérant qu'il n'y ait pas de mauvaises surprises à l'instar de l'année dernière où l'autre Sociopathe en Blanc avait ramené des oreilles de ses victimes pour qu'on puisse les accrocher sur le sapin de Noel.
Au final, on peut comprendre que Nicolas n'ait pas souhaité venir cette année.
Jackson avait passé des heures à vomir dans la salle de bain.
Non, pour ces festivités là, le Couple de Hackers avaient demander à arrêter la déconne.
Rien de gore, c'est la moindre des choses quand même.
Passons alors en revu tout ce qui est offert aux autres :
- Aiden avait piraté le compte de tout le monde, même sa copine, pour installer un pop up de chat qui souhaite une joyeux fin de l'avant et une bonne fête à tous, avant de balancer un bon solo de synthé bien des années 80 comme l'aimaient bien nos deux tourtereaux.
- Clara fut plus consistante pour son cadeau, en offrant un vrai chaton à chacun des invités, même à Granola qui en était allergique et commença donc à gonfler comme un ballon de baudruche. Jordi avait déjà prévu d'utiliser le sien en silencieux pour son arme lors de son prochain meurtre.
- En parlant de lui, il avait de l'imagination pour son offre puis qu'il donna à tous divers bijoux qu'il avait piqué à ses victimes. Certes c'était pas gore mais ça restait quand même un peu malsain, après comme ils ne pourront plus les utiliser, ce serait con de les jeter.
- T-Bone avait payé cher en achetant un Château Redfield pour la soirée, ce qui n'était pas un vin de merde.
- Ling offrit son argent sans compter, il faut toujours que quelqu'un se dévoue.
- Granola donna des paquets de Granola, se croyant drôle alors qu'il faisait le coup chaque année.
- On aurait pu croire que Umdür n'offrirait aucun cadeau comme d'habitude, n'aimant pas trop cette fête, mais il surprit tout le monde quand on sonna à la porte et que tout le monde vit que c'était la célèbre chanteuse française, Alizée, qui s'y trouvait. Elle allait leur chanter "La Isla Bonita" avec sa splendeur habituelle.
Le Muet savait que c'était une chanson et une chanteuse que Clara adorait, et comme il n'appréciait qu'elle hormis Ling, il avait décidé de faire ce geste pour changer. Granola kiffait aussi cette personnalité française, aussi en tant que danseuse, mais il se demandait combien de temps elle avait entendu derrière la porte avant d'avoir le signal de l'autre pour qu'elle sonne.
Madonna aurait dû être là mais elle est tombé malade, à la place elle décidé d'offrir son dernier album dédicacé à la jolie québécoise avec une chanson écrite, composée et interprétée à la va vite histoire d'avoir quand même un petit bonus en plus.
- Il ne restait plus que Runa pour faire part d'elle dans cette fête, sauf qu'il y avait un problème.

Runa : Oh bordel, j'ai oublié mon cadeau dans ma voiture !

Clara : Tu n'as qu'à aller le chercher, on t'attend ici de tout façon.

Runa : J'espère juste ne pas pas fracasser la tête sur du verglas.

Jordi : Au moins, ça nous ferait des vacances.

Ne prenant pas compte de cette petite pique à son sujet, elle se dépêcha de faire ce qu'elle avait à faire.
Elle quitta l'appartement et descendit les marches qui la séparaient du rez de chaussé à une allure pas trop rapide non plus pour éviter de trébucher comme une grosse buse. Sachant que le couple habitant ici vivait au 5ème étages et que l'ascenseur ne marchait pas depuis un certain temps, un peu comme celui à Pasadena.
Elle arriva finalement à l'entrée où un vieux coupla rentrait à peine d'une petite balade en ce froid hivernale qui leur avait fait le plus grand bien. Ils la saluèrent, elle en fit de même en retour, avant de quitter ce petit coin de chaleur.
Dehors les flocons tombaient à flot, ce qui était plutôt cool car d'habitude le soir de Noel on a jamais rien du genre et donc on se serait plus cru dans un de nombreux films américains avec le Père Noël. Quand on pense qu'en France, le seul exemple de film concernant cette fête qu'on a créé, c'est "Le Père Noël est une ordure".
Si il n'y avait pas eu Alain Chabat depuis, le fossé entre ces deux cultures aurait très grand quand même.
Après aux Etats Unis, il y aussi eu Gremlins donc ils peuvent se taire.
Revenons à nos moutons ultra blancs, un peu comme toute cette neige qui recouvrait et qui était très dense, tellement que ça atteignait la plupart des genoux qui osaient s'y aventurer. Après il y avait quelques endroits où le niveau était plus bas mais ça glissait super bien là bas donc mieux valait les éviter.
Runa prit son courage à son coup et repéré vite sa voiture pour éviter d'y aller à l'improviste.
C'était une Renault Wind noire immatriculée dans le Gers.
Dédicace au passage à Carlos Ghosn qui est à l'heure actuelle dans une prison nippone.
La voiture se trouvai à quelques mètres dans la diagonale en haut vers la droite, mal garée.
C'est d’ailleurs pour cela que juste à coté se trouvait un policier vêtu d'une bonne grosse doudoune bleue foncée et qui verbalisait tout ça parce que c'est pas parce que c'est les fêtes qu'il faut se lâcher sur la Loi. Au passage, sa Chevrolet Impala se trouvait juste à coté pour des raisons pratiques.
La hackeuse râla un peu en voyant ça et se dépêcha, malgré sa vitesse ralenti par la nature du sol, afin d'aller parler à monsieur l'agent. Une fois à son niveau, elle l'aborda avec une voix qui respirait bien la blasitude de cette situation qui devait forcément lui arriver à elle.

Runa : Monsieur l'Agent, c'est ma voiture.

Policier : Et ?

Runa : vous ne pouvez pas juste faire un geste en ce soir de tous les espoirs ?

Policier : Non.

Runa : Rhhhooooo, allleeeeeeezzz !! S'il vous plaît ?

Policier : Non c'est non, et l'unique, le respectueux Mikaël ne revient jamais sur ses décisions, nom d'un caribou !

Runa : Oh regardez, c'est Céline Dion !

Mikaël : Ou ça !

Il se mit à courir sur la pâture blanche dans l'espoir de trouver son idole.
Après ce moment bien cliché comme il fallait, Runa se dépêcha d'aller régler son affaire et de se garer ailleurs avant qu'il ne revienne. Elle entra donc dans sa sa bagnole, allumant la lumière et une fois sur le cuir moulant, laissa la portière ouverte pour garder la luminosité, et commença à chercher dans sa boite à gant.
Elle se dépêcha, du mieux qu'elle pouvait, mais bizarre, son cadeau ne semblait plus y être.
Pourtant, l'intégrale de Johnny Hallyday, en 8 exemplaires, c'est pas du à trouver normalement.
Après quelques minutes de stress dans sa recherche, voilà qu'elle arriva à attraper quelque chose.
Sauf que au toucher, ça n'a pas l'air d'être ce qu'elle cherche.
Non on dirait plus...
Des cheveux ?
Alors qu'elle se rendait compte de ce qu'elle avait réussi à chopper, une main sortant de l'intérieur de la boite à gant lui chopa ardemment la main et l’entraîna là où elle se trouvait. L'humaine disparut alors dans un endroit où elle ne devrait pas pouvoir entrer, ne laissant que la voiture illuminée derrière elle.
L'Agent, pris pour un con, revint peu de temps après un peu plus remonté pour aller coffrer l'autre dame pour lui montrer que la magie de noël, elle pouvait se la carrer dans le fion. Évidemment, il ne trouva seulement la caisse française avec la portière d'ouverte mais aucune trace de sa propriétaire.
Suspicieux, il voulut jeter un œil à l'intérieur, au cas où.
La dernière fois, ça avait porté ses fruits puisqu'il avait retrouvé la vilaine petite crapule avachie sur la banquette arrière en tentant un sourire du dernier supplice. On ne la fait pas à lui, il ne laissera rien passer.
En vérifiant à l'arrière du véhicule, Mikaël ne trouva pas la bonne personne, juste un mystérieux gamin asiatique.
Celui était seulement vêtu d'un short , son teint était pale, le couleur de ses yeux étaient aussi noirs que ses cheveux mais ça ne semblait pas venir d'un quelconque mascara. Son regard débordait d'inquiétude apparente et malgré son apparence étrange, le policier tenta une approche calme.

Mikaël : Hé Gamin, tu vas attraper froid si tu...

L'enfant ouvrit grand la bouche à ce moment là, révélant un puits sans fond en son sein.
Il poussa alors un miaulement rauque qui se répandit très loin à travers l'espace et le temps.
Le représentant de l'ordre se retrouva figé, non pas par la peur, mais par autre chose.
Une chose qui l’entraîna à sa mort.


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Message  Clara Lille le Sam 24 Nov - 16:14

3 Mai 2014

Japon; Tokyo; Maison Saeki

Les années ont passé mais les traditions n'ont pas changé.
Certes, plus personne n'osait racheter la maison depuis son incendie, même si la hantise de celle ci semblait avoir disparu. Ce qui fait qu'elle n'avait pas été rénové et que donc lest races du fameux jour de 2010 étaient toujours là, nous rappelant un morceau important de l'intrigue posthume de la famille Saeki.
Pourtant, malgré tout cette bonne volonté, les cadavres continuaient à s'accumuler doucement, pas autant qu'auparavant. En plus, sur tous ceux qui entraient de la petite sœur d'Amityville, seulement une poignée d'entre eux venaient à décéder.
Quelque chose, dedans, semble encore être maudit, mais personne ne savait quoi.
Certains locaux et experts dans le domaine spirituel supposaient qu'un objet quelque part dans la baraque devait être encore frappé du sceau des mauvais esprits et que quiconque le touchait finissait par en payer les douloureuses conséquences qu'on commence à connaître.
Quelque uns s'étaient aventurés dans l'espoir de le trouver, cet objet de malheur, en vain.
Seul un seul homme, un folkloriste de renommé, Makarho Hijuki a l'air de l'avoir trouvé.
Le petit problème, c'est qu'il est mort avant d'avoir pu livrer l'information à une autre personne.
Ce sont deux lycéens qui s'étaient introduit dans la demeure pour la visiter de leur propre soin afin de voir si la légende disait vraie, qui l'ont retrouvé tôt ce matin là. La police est arrivée sur les lieux peu près et c'est là que nous allons reprendre notre histoire.
L'Inspecteur Manabu Fujimaki de la 1ère Division du Bureau des Enquêtes Criminelle de la Tokyo Metropolitan Police Department, dont l'équipe était chargée de s'occuper des meurtres et accidents en même temps que deux autres équipes, celles ci dirigées par un certain Shiratori et aussi Megure qui était déjà apparu dans une aventure avec le Couple Montagné.
D’ailleurs, j'en profite pour dire que Iowa Kanagawa que l'on a vu au début de cette FIC dirigeait quand à lui une troupe chargée des affaires irrésolus, un peu comme les nombreuses victimes de cet antre de malheur.
Pour une fois ce ne sera pas lui qui sera là, mais est ce vraiment une bonne chose ?
Celui présent n'était pas connu pour être un tendre, ce qui collait bien à son crane chauve, sa grande moustache en forme de fer à cheval et le petit bouc qu'il arborait. On aurait dit un méchant de série Z, un peu comme l’une des incarnations du Maître dans Doctor Who, sauf ce n'était pas censé en être un.
Sur ce cas assez spécial, il était accompagné de son plus fidèle homme, l'Inspecteur Adjoint Bijuki Takano qui avait toujours un air de vieux vautour prêt à se fendre sur sa proie pour lui dévorer son cœur. En vrai, il était plus sympa, même si très réservé, et il ne prenait jamais le dernier beignet, le laissant toujours aux autres.
Ils se rendirent vers la salle où se trouvait le corps qui comme vous ne devinerez sans doute, se trouve dans la pièce de jeu avec les vases et autres décorations traditionnelles japonaises. En arrivant dans la pièce, ils le virent pendu depuis le plafond grâce à une corde bien tendue, le regard livide et blanc, la peau déjà plus fraîche.
Autour de lui se trouvaient les membres de la Crime Scene Investigator, en générale abrégée en CSI, qui pourront vous rappeler la saga policière très réputée des Experts où on a eu divers déclinaisons. A Las Vegas, à Miami, à Las Vegas, à Quantico et même à Charleville-Mézières pour une saison de 3 épisodes made in France.
Sauf que là nous n'aurons pas Horatio Caine avec ses lunettes de soleil et son fameux sens de la punchline qui lance le générique, non nous aurons les Tome père et fille. Le premier, ça faisait déjà plus de 30 ans qu'il faisait ce métier avec une certaine passion, et la seconde avait commencé il y a moins d'un moins sous la tutelle de son papounet.
Shintso prenait son travail au sérieux en le faisant de façon méticuleuse tout ne prenant plaisir à décrire ses connaissances aux autres branches de la police qui s'y connaissaient moins bien dans le domaine. Ce qui l'a poussé à suivre ce parcours de carrière, c'est la plume Edogawa Ranpo, sauf qu'au lieu de vouloir détective, il a voulu plus faire dans le scientifique pour au final quand même chercher les preuves pouvant faire tomber le coupable.
Nestuka a été beaucoup influencée par son père au cours de sa vie, logique puisque sa mère est morte très tôt et donc elle ne s'en souvient presque pas. Elle est autant investie par son job que son paternel tout en dégageant une douceur supplémentaire, et aussi une préférence pour Miyuki Miyabe en terme d'auteure, bien qu'il y a une différences sur le nombre de bouquins sortis mais quel a qualité reste au rendez vous pour les deux écrivains.
Ces 4 personnes se connaissaient déjà et se retrouvaient donc sur le même mystère à résoudre.
Une conversation pouvait se mettre en place entre eux.

Manabu : Aucun membre de cette pseudo agence du paranormal encore présent ici.

Bijuki : J'espère que le Légiste sera plus rapide qu'eux.

Shintso : Au moins, nous sommes tranquille pour pouvoir prélever les pièces à conviction.

Manabu : Avant qu'on commence, est ce que quelqu'un veut une clope ?

Shintso : Non merci, pas pendant le boulot.

Netsuka : Après que j'ai fini, merci.

Manabu : Pas de problème.

Il sortit le petit tube blanc rempli de tabac et l'alluma avec l'aide de son briquet qu'il avait toujours sur soi, prenant une première inspiration de ce bon petit remontant. Le moustachu en profita pour regarder de plus près la tête qui tirait le folkloriste mort, démontrant une peur profonde qu'il avait eu avant de passer à l'acte, comme si il souhaitait échapper à quelque chose ou qu'on l'y avait forcé.

Manabu : Megure et Shiratori ne croient pas du tout à ce genre d'histoire.

Bijuki : Contrairement à Kanagawa-keibu, qui est y est très sensible.

Manabu : Il a même surnommé cette malédiction "Rancune", c'est tout lui ça.

Shintso : Et toi, c'est quoi ton avis sur la question ?

Manabu : J'en m'en fous, et dans le doute j'évite tout simplement de visiter ces coins hantés.

Bijuki : Quand c'est le boulot que nous y oblige c'est pas facile.

Manabu : Ça tu l'as dit Bijuki.

Netsuka : J'ai trouvé quelque chose, un cahier de poche avec un nom marqué dessus.

Shintso : Lequel Netsuka ?

Netsuka : Kayako Saeki.

Ce nom interpella les enquêteurs aguerris qui, contrairement aux spécialistes en découverte de preuves, connaissaient ce nom et savaient de quoi il en retournait. Ils se jetèrent un regard complice puis hochèrent la tête en prenant une expression bien plus sérieuse face à cette nouvelle de mauvaise augure.
La jeune scientifique ne comprenait pas pourquoi ils réagissaient comme ça, de même pour son père.

Netsuka : Il y a un problème ?

Manabu : C'est le journal intime du premier sang versé ici.

Bijuki : Celle dont l'esprit serait revenu ensuite assouvir sa vengeance.

Manabu : Il avait fait parti des pièces à convictions d'après Kanagawa, mais une nuit, quatre officiers ont été retrouvés sans vie, morts étouffés par des boules de poils coincés dans leur gorge, et ce cahier avait mystérieusement disparu.

Shintso : C'est vrai, je m'en rappelle maintenant.

Netsuka : C'est horrible... J'en fait quoi ?

Manabu : Nous ne pouvons pas laisser ça entre les mains de ces autres militaires et de leur fous en blouse blanche, il faut le détruire.

Bijuki : Tu as une idée derrière la tête ?

Manabu : Oui, je vais m'en occuper personnellement, toi tu restes ici et tu surveilles, au cas où ils viendraient.

Bijuki : D'accord, mais fait attention, dans le cas où la condamnation s'avère fondée.

Manabu : J’entraînerai ces nombreuses pages avec moi si il le faut.

Netsuka : Tenez alors Keibu.

Elle lui tendit le précieux objet qu'il prit sans perdre un instant.
Cette Figure d'Autorité leur rendit à tous un regard qui se voulait convainquant, même si en son fort inférieur il espérait que ce jour ne soit pas son dernier. Il quitta donc la pièce commune sous un silence glauque avec un pas pressé qui interloqua les simples flics en uniforme dans le couloir adjacent.
Il descendit l'escalier en u pour arriver sur le palier où se trouvaient de nombreuses paires de chaussures. Ici, il partit sur sa gauche pour longer le couloir donnant au salon et à la salle de séjour, où il passa à coté de la buanderie avant d'arriver à la pièce l'intéressait, la salle de bain.
Un membre des récolteurs d'indices se trouvait là, à verser du luminol à des endroits où il y en aurait à priori du sang séché, sans qu'on sache encore à qui il aurait pu appartenir. On n'aura surement jamais la réponse puisqu'il l'Inspecteur le pria de sortir quelques minutes, le temps qu'il règle une affaire.
Une fois seul, la porte fermée, la lumière allumée, il put aller faire flamber ce manuscrit du diable.
Il le prit d'une main et de l'autre son briquet fétiche, associant les deux, ce qui ne fit pas bon ménage.
Pour ne pas se brûler les doigts, il jeta le journal prenant feu dans la baignoire afin de le voir se consumer.
Le soulagement qu'il eut en voyant son action agir comme prévu ne fut que de courte durée.
Assez rapidement, de l'eau opaque vint surnaturellement depuis le siphon pour remplir le gros récipient jusqu'à engloutir le recueil d'écriture, lui privant de ses flammes. Autant dire que le pauvre homme ne l'avait pas vu venir celle là et il fut très remonté en le constatant.
Il grinça des dents te tapa du poing sur sa jambe.

Manabu : Fais chier !

Policier : Un problème Keibu, dois je entrer ?

Manabu : Non c'est rien, j'ai juste fait glisser mon briquet derrière la baignoire.

Policier : D'accord, faites bien attention à ne pas vous coincer le bras.

Normalement, ça ne devrait pas être le cas.
Même si cette flotte plutôt trouble ne le rassurait pas tant que ça, mais il fallait être courageux dans la vie.
Il plongea sa main sans penser aux risque qu'il encourait et tenta de chercher le gros morceau qui ne devrait pas si difficile à choper. C'est comme chercher Vincent Mc Doom dans une soirée boucherie, même si pour ce dernier cas, vous n'êtes pas sûr de le retrouver en un seul morceau.
Après avoir tâtonner un peu partout sans rien toucher, pas même le fond du bain, il dénicha le trésor enfouie.
Enfin c'est ce qu'il croyait au départ, car très vite la texture lui sembla étrangère.
Sans savoir que c'était fichu pour lui, il sentit une force profonde lui bloquer complètement son bras.
Il tenta de le déloger, mais rien à faire, ça ne voulait plus bouger, elle l'avait décidé.
Il n'avait donc plus d'autre choix que d'appeler à l'aide.

Manabu : Bordel, entrez vite, j'ai un problème !

Policier : Je ne peux pas, la porte est bloquée !

Manabu : Enfoncez la, vite !

Policier : On essaye mais elle résiste, tenez bon Keibu !

D'un coup, une obscurité sortit de cette eau maudite, enveloppant de plus en plus son membre jusqu'à atteindre le reste de son corps. L'ombre mortel s'arrêta seulement à son coup, ne laissant que sa tête de libre pour pouvoir bouger et s'exprimer face à ce qui allait lui arriver.
Autre chose quitta le noir de ce liquide, cette fois ce fut plus humaine.
A savoir la tête chevelue d'une femme au teint blafard et aux yeux suppliants qui arriva jusqu'à son niveau.
Avec ses bras, Kayako, qui n'aimait pas tente de s'en prendre à ses notes, prit la tête du vivant pour le regarder dans le blanc des yeux avec tout la peine du monde dans son âme. Sans même qu'elle n'ait à ouvrir la bouche, un long râle vint percer les tympans de sa victime qui vit son dernier souffle lui échapper.
Quand ses collègues réussirent enfin à enfoncer la porte, il était déjà trop tard.
Ils le trouvèrent noyé dans la baignoire.


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Message  Clara Lille le Jeu 29 Nov - 23:24

24 Décembre 2018

Canada; Montréal; Appartement Clara

Nul ne connaissait les vapeurs de l'au-de-là qui s'étaient infiltrés dans le plan terrestre.
Aucun n'avait connaissance du fait que les barreaux se refermaient sur eux.
Aiden était de retour de son séjour auprès des fourneaux, attendant que tout le monde ait fini de se filer les cadeaux afin de passer à table, qu'il puisse servir ce qu'il s'était faire chier à préparer avant que ce ne soit froid. Il fallait juste attendre la retardataire qui était parti chercher son don manquant depuis presque un quart d'heure déjà.
Chacun s'occupait en l'attendant, avec plus ou moins d'impatience suivant la personne.
T-Bone avait choisi de profiter un peu plus du doux confort du canapé pour continuer à mater cette émission qui l'amusai tant sur cette chaîne publique. Ils en étaient à une épreuve un peu particulière pour les candidats encore en vie, à savoir courir tout nu dans une étendue enneigée par -30 avec la moitié d'un furet dans le cul.
Pour le moment, c'est le gars d'origine slave qui s'en sortait bien, ayant déjà briser le cou de sa bête avec ses fesses.
Ling et Umdür admiraient la prestation d'Alizée sur le morceau de la Madone, comme si ils étaient hypnotisés par sa mélodieuse voix, même pour le gros dur avec un intérieur bien plus tendre. Clara observait aussi ceci de loin, étant donné que c'était ce qu'elle avait obtenu et que ça lui plaisait beaucoup aussi.
Jordi, quand à lui, était rivé à l'une des fenêtres du salon qui donnait sur l'avant de l'immeuble où la poudre blanche commençait déjà à recouvrir les traces de deux pauvres choses qui ont eu le souffle couper court juste avant, par un tranchant aiguisé qui avait été suspendu au dessus d'eux depuis leur sortie.
Sa froideur se marinait bien avec cette métaphore.
N'étant pas suicidaire, il arrêta de fixer la même chose encore trop longtemps et s'approcha de son bon vieux pote en prenant son air assuré habituel qui cacha la raison derrière son intention qu'il exposa assez rapidement et de façon claire.

Jordi : Désolé Aiden, je dois y aller, j'ai une urgence de dernière minute.

Aiden : Ça ne m'étonne pas de toi, le travail avant le reste.

Jordi : C'est ce qu'il me fait gagner ma vie, et me fait plaisir par la même occasion.

Raymond : On ne te gardera aucun morceau, tu le sais ça ?

Jordi : Pas grave, je pourrais voler de quoi me substanter sur place. Après tout, ils seront morts, ils ne pourront pas s'en plaindre.

Ling : A la prochain l'ami.

Aiden : Tu n'avais pas manteau en venant ici ?

Jordi : Non, je ne suis pas du genre à me geler les couilles. Allez, à la prochaine les gars, si vous êtes encore vivants d'ici là.

Sous cette petite pointe d'humour, il quitta l'appartement nonchalamment.
Tous étaient étonnés de son départ soudain, même si Aiden, Raymond et Clara étaient plus suspicieux que les autres à ce sujet là. Quelque chose sonnait faux dans son histoire de boulot de dernière minute qui l'oblige à s'en aller et ils ne le croyaient pas vraiment.
Qu'est ce qui pourrait l'obliger à se tirer comme ça ?
Il n'est pas connu pour être une flipette.
L'interrogation pouvait attendre la Canadienne car Granola qui était en sa compagnie reprit de plus belle sur la conversation qu'ils avaient début et où ils n'étaient pas d'accord. Ça portait sur un jeu vidéo qui allait sortir en fin du mois prochain et qui était le remake d'un grand classique que les deux connaissaient bien vu qu'ils y avaient beaucoup joués étant petits.
Laissons celui avec un nom de biscuit s'exprimer à ce sujet.

Granola : Où on en était à propos de Resident Evil 2 ?

Clara : Tu avais prévu de m'expliquer pourquoi c'était une mauvaise idée de ne pas avoir gardé la caméra fixe.

Granola : Hé bien, la vue en caméra en caméra fixe et celle en caméra à l'épaule ne se traitent pas du tout de la même façon, et honnêtement je trouve que faire un jeu orienté horreur avec la seconde entrée ne marche pas en mode sens. Il suffit de regarder Dead Space, Project Zero V ou bien les Revelations pour s'en rendre compte.

Clara : Mouais, je ne suis pas convaincu, alors continue.

Granola : Je prendre en comparaison deux jeux de la franchise et un ennemi commun le Licker.

Clara : Vas y, j'écoute tes arguments.

Granola : Dans RE2, la première fois que tu le vois, c'est par un plan de lui en train de passer derrière une fenêtre pour disparaître hors de ta vue. Donc là, tu te dit "Mais c'est quoi ce truc ?" et t'as pas vraiment envie d'aller dans la prochaine pièce. Quand tu t'y rends, la tension monte d'un cran puisque le jeu te met un plan venant de derrière une fenêtre, comme si tu voyais du point de vue du Licker qui observe dans joueur. Le plan suivant quand t'avance, on voit une autre fenêtre, celle ci étant complètement éclatée, et ainsi que comprends que l'autre bestiole est entrée par ici. Quand t'arrive à l'angle, on change de plan et tu vois le corps d'un flic mort au sol, et la description te montre clairement c'est pas un zombie qui l'a tué. En plus tu vois en premier plan des gouttes de sangs tombées du plafond dans une marre en bas. Et c’est seulement en avançant que tu fais enfin la rencontre du monstre.

Clara : OK, et dans RE 5 ?

Granola : Hé bien, ces armes biologiques restent les même, mourant en autant de coups, sauf que la différence est que cette fois ci, tu ne peux plus faire ce coup, comme avec la caméra étant placé derrière ton perso, tu vois n'importe quel ennemi arriver devant toi et donc tu peux les tirer de très loin. Rajoutons à ça les munitions à gogo et c'est bon tu peux battre une armée de Lickers à toi tout seul sans crainte, là où une seule de ces créature te faisait flipper car n'avais pas de lourds moyens pour les vaincre et chaque geste que tu faisais devait être réfléchi afin d'éviter d'y passer. Tu comprends ?

Clara : Je pense, mais je ne suis pas trop d'accord.

Granola : Pourquoi ?

Clara : Parce que...

Le bruit de la sonnette lui donna l'occasion de ne pas avoir à se justifier.
Dieu devait être sur le palier, c'était clair comme un élan dans un bar.
La Hackeuse Professionnelle regarda en direction de la porte d'entrée.
Un petit sourire vint se greffer à son visage.

Clara : Soit c'est Jordi qui a oublié un truc, soit c'est Runa qui revient enfin, dans tous les cas je vais ouvrir.

Granola : Si ça se trouve, c'est le Père Noel, ou mieux, le groupe Kiss.

Sans faire trop attention aux conneries qu'il pouvait sortir, elle alla se rendre sur le pas de la porte.
Un petit regard dans l’œilleton pour bien vérifier que c'était pas des Témoins de Jéhovah, ce sont les pires.
Non ça va, c'était juste la retardataire qui semblait s’impatienter mais n'avait étrangement rien sur elle.
Espérons qu'elle n'ait pas fait attendre pour au final que tchi.
Clara ouvrit d'un grand vent le morceau de métal, seulement pour ne trouver personne de l'autre coté.
Juste la lumière de la petite lampe au plafond qui éclairait faiblement cette portion entre deux escaliers.
Où était elle passée !?
Rien en haut, ni en haut.
Il fait froid ici en plus, c'est pas le moment de s'éterniser.
Elle avait beau regarder un peu partout, elle ne la trouva nul part, alors qu'elle était il n'y a même deux secondes.
Ça fait froid dans le dos.
Pas question d'aller descendre ou monter la chercher, surtout qu'elle est en chausson panda.
Ne sachant pas trop quoi en penser, notre hôte tenta de rentrer au chaud mais buta sur quelque chose en chemin.
Un paquet cadeau bleu au nœud blanc se tenait juste là, brillant de par ses motifs de vagues japonaises.
Est ce Runa qui l'a laissé ici ?
Ah moins, qu'elle ait réussi un super tour de magie en s'y glissant à l'intérieur grâce à une trappe juste en dessous.
Au point où on en est, ça semblerait plus crédible pour celle qui commençait à s'inquiéter sérieusement.
Elle espérait qu'il n'y ait pas un chat perdu dedans, parce que sinon ça risquerait de finir comme dans "The Cat".
Pendant que Clara était toute seule de son coté, la teuf continuait dans l'appartement en lui même, la chanteuse professionnelle ayant finisse sa première prestation ici et se préparant à en entamer une autre. Après quelques hésitation, elle trouva le chant idéal pour sa voix d'ange et cette fête symbolisant les enfants.

Alizée : Je vais vous interprétée "Breathe Me" de Sia.

Autant la première partie était respectée, autant la seconde...
Disons que les gosses vont avoir dû mal à fermer l’œil cette nuit.
Honnêtement, vous préférez ça ou qu'elle chante une vraie chanson de Noel mais version Metallica.
Je vous laisse en débattre entre vous.
La mélodie calme mais mélancolique commença à jouer sur le téléphone haute définition de la dame qui était posé derrière elle, nous faisant croire qu'il y avait un vrai pianiste dans la salle. Elle prit alors sa voix la suave et atténuée pour nous décrire les ressentiments d'une personne qui a vraiment besoin d'être aidée.

Alizée : Aide-moi, je l'ai encore fait...

Elle tourna son regard vers Ling, essayant de le faire plonger dans la détresse au cœur du message.

Alizée : J'en arrive toujours au même point... Je me suis encore automutilé aujourd'hui...

Le Japonais au nom Chinois sentit de drôles d'émotions lui parcourir l'échine, lui qui ne les ressentaient jamais.

Alizée : Et le pire c'est que personne d'autre n'est resp...

Un miaulement rauque sortit de son larynx à se moment là, cassant toute la chanson.
Granola sursauta, Ling leva un sourcil, Umdür garda sa main près du holster caché dans sa veste, Raymond se retourna vers la scène sans comprendre ce qui venait de faire ce bruit, et Aiden était trop occupé à visualisé les infos de la concernée grâce à ses talents de piratages.
La Lolita se sentit bizarre, ayant l'impression que quelque chose était en train de remonter de par sa gorge.
Très vite, elle se pencha pour essayer de le vomir, sans y parvenir.
Sa respiration devint compliquée et son cou débuta une montée de volume à l'avant.
Elle finit par avoir une plus grosse pomme d'Adam que le menton d'un Bogdanoff.
Le clou du spectacle vint quand elle se fit déchirer de l'intérieur par une paire de griffes rétractables qui descendirent jusqu'en bas, créant un gros trou où pouvoir passer. Ce fut la tête d'un chat entièrement noir qui apparut, miaulant de sa petite voix aux autres humains de la pièce, comme si il s'adressait à eux.
Tout peinard, il poussa avec ses deux pattes avants afin de pouvoir sortir de tunnel bien trop étroit.
Trempé de tout son poil, il atterrit dans une marre de sang sur le parquet, mais au moins il allait bien.
Il laissa ensuite la personne d'où il venait de sortir, s'effondrer au sol sur le dos, en ayant de nombreux spasmes.
Sa prochaine action fut de se rendre aux pieds de l'Ancien Sbire de l'Etranger, puis de se frotter à ses jambes avant de finir en se posant juste à coté de lui pour se lécher ses patounes sales. Celui qui recevait toute cette attention avait assez vu de faits divers pour savoir ce que ça voulait dire quand un chat te faisait ça, surtout quand c'est un être démoniaque ou fantomatique.

Granola : Je suis le prochain !

Sentant le vent se tourner vers lui, il fila à la française.
Sans qu'on puisse l'arrêta, il passa en fusée juste à coté de Clara qui avait loupé cette mort en direct.
Il se fit les marches du bas à allure qui risquait de le faire se vautrer, terminant chaque escalier par un saut pour acculer le processus, alors que derrière lui les lumières s'éteignirent de plus en plus rapidement, pour essayant de le rattraper avant qu'il ne réussisse à s'enfuir.
Le souffle de la mort de faisait de plus en plus frais, le poussant à ne pas ralentir ne serait ce d'un pouce.
Tout sembla s'arranger pour lui quand il arriva à l'entrée de l'immeuble au rez de chaussé, un sourire se dessinant au même moment sur son visage. Dés qu'il sera dés hors il aura une chance de s'en sortir, ce qu'il arriva en tirant la porte vitrée de son coté et quittant cet endroit de malheur, non sans passer juste à coté du chat noir, toujours en train de se lécher.
Désormais en pull pas assez protégeant face à une brise bien trop fraîche, le maudit avança en chaussette dans cette neige qui avait l'air bien plus épaisse qu'auparavant. Avec le torrent de neige qui s'accumulaient sur ses paupières et le brouillard qui se levait, il ne voyait rien à plus d'un mètre.
Il brava ce blizzard du mieux qu'il pouvait, ne se laissant pas distraire par les saxophones de Joe Le Taxi qui résonnaient au fin fond de sa poche, avec du cha-cha-chi. Une lueur vint lui redonner espoir, elle était bleu, blanc, rouge, ce qui n'était pas anodin, loin de là.
Il priait le Saint Père que ce ne soit pas juste un flic là pour crever en 2 secondes comme n'importe quel Slasher.
Granola parvint enfin à atteindre la portière, saisissant fortement la poignet pour la tirer comme jamais il ne l'avait fait, afin de voir ses espoirs s'effondrer quand le chat de tout à l'heure eut bondi du véhicule afin de se tirer de là parce que le pire c'était déjà produit sur ce cuir de qualité.
Le corps sans vie d'un policier gisait là, les yeux exorbités, tournés vers le spectateur.
Celui tomba à la renverse, d'effroi, dans la poudreuse, se faisant dés lors une proie facile pour les autres.
Des cheveux sortirent de la masse blanches et l'enveloppèrent rapidement telle une momie égyptienne, l'empêchant de respirer, mais de toute façon ce n'est pas ça qui causera sa perte. Ce serait plutôt le fait qu'il soit juste après entraîné sous la neige pour ne laisser aucune trace de lui au dessus.
Seul Mar, le chat noir, en laissa en passant juste derrière, comme pour le narguer dans sa tombe.
Qui sera le prochain sur leur liste ?


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Message  Lina Inverse le Dim 2 Déc - 23:38

12 Décembre 2018

Japon; Tokyo; Maison Saeki

Une Nissan Skyline Crossover arborant le logo de la Branche Extrême Orient du BSAA se gara dans la petite allée menant à la demeure de malheur où son moteur fut coupé, sous le regard de quelques passants dans la rue adjacente, étonné de voir cette célèbre organisation de lutte contre le bioterrorisme.
Une véritable légende du Japon, mais aussi au sein de cette agence, sortit du véhicule avec son crane chauve luisant qui permettait à ses nombreuses fans de pouvoir se voir dedans quand elles lui demandaient un autographe. D'ailleurs, il y en avait déjà qui étaient en train de préparer n'importe quel objet qu'elles avaient sur elle pour pouvoir le faire signer par lui.
Néanmoins, elle attendraient la fin de sa mission pour le faire, histoire de ne pas le déranger.
Heishi Yūkanna, c'est son nom, remarqua toute l'attention qu'on lui portait mais il ne se vanta pas, il avait une mission à mener et il ne devait pas se laisser distraire pour éviter de risquer des vies innocentes. C'est pour cela qu'il rendit au coffre de sa voiture pour l’ouvrir avec une clé afin d'y prendre son arme attitré qu'il adorait autant qu'il détestait.
Le Albert. W. Model 02, surnommé Thor's Hammer chez Blue Umbrella.
Il l'adorait pour sa stabilité, sa maniabilité et précision à toute épreuve, en plus d'avoir un bon chargeur.
Il la détestait pour son nom qui renvoyait quand même à la plus grande ordure de chez Umbrella à ses yeux.
Quand à sa mission ici, je vais essayer de vous résumer ça assez rapidement pour pas trop perdre de temps.
L'Organisation Fanaticocriminelle Crisis a subi un coup dur dernièrement avec ce qui s'est passé sur leur archipel d'îles où leur chef, Elise Clean, siégeait comme Dictatrice. Les événements exactes ne sont pour l'instant pas connus du grand public, juste de ceux qui y étaient et de quelques autres.
Déjà que ce qui s'était passé au Bunker à Strasbourg les avait bien affaibli.
Depuis, les membres restants tentent des exactions bien plus kamikazes et donc plus dangereux.
L'un d'eux aurait été justement repéré au sein de l'ancienne habitation de la Famille Saeki et c'est pour cela que le BSAA a envoyé l'un de leurs agents sur place, pour s'assurer de la véracité de la menace. Celle ci serait Nicky Packou, le frère de Packie, le bras droit de Samantha Clean qui avait tenté de reprendre ses troupes sa mort.
Sa tentative avait échoué comme vous pouvez le voir ici et il l'avait rejoint en Enfer.
Si vous le lisez, veuillez ignorer les incohérences par rapport à ce qui a été appris récemment sur ces Illuminés.
Je suis pas devin non plus, j'ai essayé de faire de mon mieux, comme .
En tout cas, attardons nous sur son frère afin d’éviter d'en rajouter, déjà que je dois vous avouer ne pas bien saisir tout ce groupe militaire un peu particulier. Nicky est tout autant fidèle à Elise que son fraternel avec leur ancienne tête blonde, ce qui explique pourquoi il a organiser sa libération forcée de sa prison quand les Avengers l'avaient capturé.
Sommairement, c'est un ennemi de taille pour celui que l'on surnomme dans son pays natal "Izanagi".
On parle quand même du type qui quand il n'avait plus de munition, que l'équipe SOU à laquelle il était affecté était en fâcheuse posture et que tout espérance semblait évaporé, a escaladé à main nu un Ogroman tel Wander pour finalement le terrasser à coup de couteau une fois arrivé à son point faible bien visible.
Marrakech n'oubliera jamais ce moment, gravé sur l'Internet.
C'est aussi le mec qui quand il prend des vacances, se retrouve impliqué dans les Attentats du Marché de Noel à Strasbourg et qu'à peine le lendemain, il décide de repartir au front parce que quitte à que son repos soit ruiné, autant se rendre utile jusqu'au bout.
Vous pouvez maintenant imaginer le combat de ces deux messieurs.
Sous les coups de l'après midi, armé de son gros canon l'Agent SOA se dirigea vers cette maison dont il avait beaucoup entendu parlé, pour des sornettes auxquelles il ne croyait pas. Il a toujours été très terre à terre et juge que tout à une solution rationnelle, comme ce fut le cas pour les Zombies qui sont le résultat d'une infection par virus.
Pour lui, UNIT, ce sont des charlatans.
Selon ses propres pensées, si il avait cette drôle d'impression d'être observée par les fenêtres de la barque, c'est parce que le vilain devait surement s'y trouver de l'autre coté. Il resta ainsi très prudent, en les braquant avec son arme tout en entrant dans la petite cour avant où la verdure reprenait de sa vie après l'incendie d'il y a 8 ans.
Arrivant au niveau de la porte, sous le porche, il appuya lentement sur la poignet pour l'ouvrir tout doucement afin de pouvoir faire passer le bout de son arme et de pouvoir faire feu si besoin. Par chance, il n'y avait aucun guet-apens et il put pénétrer sans soucie en ce lieu qui attisait la curiosité des touristes et chasseurs du paranormal.
Une fois dans l'entrée intérieure, il observa avec son canon les différents embranchements s'offrant à lui.
Quelques mètres devant lui, à sa droite, se trouvait le salon avec la télévision et plusieurs objets bien plus vieillot, celui ci étant relié à la salle à manger, dont l'utilité fut à l'époque secondaire, par une porte glissante en papier. Ces deux pièces donnaient sur la jardin par un accès similaire.
Droit devant le bon gaillard, il y avait le couloir menant d'abord à un petit local servant de buanderie, puis ce fut la salle de bain vu 4 ans auparavant, et pour finir la cuisine qui servait jadis à la Famille Saeki comme lieu de sustentation principal pour coller un peu plus à l'occidental avec la haute table en bois.
Sur sa gauche, nous avions l'escalier en u montant jusqu'au premier étage où en général venait à périr le plus grand nombre de personne, à commencer par le Père Meurtrier qui a lancé cette soit disant malédiction en assassinant sauvagement sa femme, son enfant et son chat juste parce que la première convoitait un bel américain.
Une histoire sordide, mais rien de plus qu'une simple histoire qui s'arrête là.
Tout ce qui s'est passé ensuite n'est dû qu'à un pur hasard, vous vous en doutez bien, lui en est certain.
Ne brisons pas ses convictions.
Alors qu'Heishi venait à peine d'arriver depuis même pas 2 minutes, disons le, déjà que quelque chose se passa.
Du bruit vint d'en haut, des bruits de pas grinçant venant vers sa direction.
Son doigt reste très près de la gâchette, pour être prêt à tout éventualité.
Ce fut un visage qu'il avait vu au briefing qui s'annonça dans son viseur, marchant machinalement jusqu'à arrivant sur une position qui le fit surplomber son adversaire, un regard mauvais gravé jusqu'aux rides. Pourtant, direct, quelque chose sonna bizarre dans son comportement, étrangement silencieux contrairement à ce que le descriptif du monsieur avait dit sur lui.
Nicky serait plutôt du genre à narguer son ennemi et à lui cracher dessus.
Là il l'épiait tel un vautour, tout en ayant des petits rictus accompagnés de petits mouvements de têtes sur le coté.
On aurait dû un fou un peu toqué, ce qui n'apaisa par l'amertume de l'Homme du BSAA.
Il l'aurait bien shooté sans poser de questions, mais il se devait de tenter de le garder en vie, au moins tenter.

Heishi : Nicky, rends toi, Crisis est fini et tu le sais très bien !

De ces remarques, il n'en tient pas compte.
Le Soldat de Crisis sortit un Oyabun Knife planqué sur son pantalon et il commença à se rendre en direction des marches, tout en ne lâchant pas son ennemi des yeux. Ce dernier sentit que cette lame n'allait pas lui servir à éplucher une pomme pour la lui offrir, et donc la chose la plus censée à faire devant une menace, il la fit.
Le coup partit, le type fut touché, sans qu'on sache exactement.
Il dégringola l'escalier d'une forcé sans égale avant d'atterrir sèchement aux deux tiers de celui ci, sous le regard du tireur, craquant sa nuque de plein fouet. Un dernier râle avant le trépas s'échappa de sa bouche, donnant l'impression de maudire son meurtrier bien qu'il ne puisse pas clairement exprimer des morts dans son état.
Sa vie le quittant, Heishi avait mené sa mission à bien en l'éliminant.
Il pouvait désormais en principe prévenir le QG de faire venir des renforts pour fouiller la zone.
Qui sait, il avait peut être des potes avec lui, et un labo rempli de monstruosités, comme tout bon méchant.

Heishi : QG ici Yūkanna, je confirme la présence de Nick Packou au Point Joker. La Cible semblait dans un état second et a essayé de s'en prendre à moi avec un couteau, j'ai essayé de le neutralisé mais il s'est brisé le cou dans l'escalier. Je demande des renforts pour fouiller la zone.

QG (R) : Yūkanna-ējento ici QG, nous vous envoyons les équipes Lima et Papa. Attendez les avant de sécuriser la zone.

Heishi : Compris, terminé.

Il allait falloir patienter un peu.
Pas trop compliqué, si rien ne vient le déranger.
Sauf qu'une dizaine de secondes plus tard, un petit miaulement caractéristique d'un félin type chat vint de la même direction que le cadavre encore tout chaud de Nicky. Notre soldat observa dans cette direction et vit ne effet un miaou en train de se frotter contre l'autre corps comme si il cherchait une attention de sa part.
Cette observation pouvait nous laisser un peu triste pour cette bête, mais Heista n'eut ni chaud ni froid.
En revanche, deux bras pales de la taille d'un gamin qui attrapent l'animal pour l’entraînait vers eux, ça ça le fit un peu sursauté quand même. Voulant savoir ce que c'était, il s'élança au-de-là des marches pour s'arrêter au niveau du macchabée afin d'espérer voir qui avait fait ça, sans résultat.
Un vrai fantôme, bien qu'il se persuadait que le bambin avait dû juste être plus rapide que lui.
Il tenta à nouveau un peu de diplomatie, cette fois ci on espère que ça ne finira avec la tête un peu trop tourné.

Heishi : Hé gamin, descends, je ne vais pas te faire de mal !

Ça n'avait pas l'air convainquant.
Même Benoît Poelvoorde le serait plus.
Ça faisait même pas 5 minutes qu'il était dans cette baraque et il était déjà en train de se remettre en cause.
Il se rappela alors une phrase que lui avait dit une amie qu'il n'avait plus vue de puis longtemps.
"Ne va jamais chez les Saeki, rien que d'avoir voulu y aller, ça a changé quelque chose dans mon monde."
Tout ça prenait tout un sens maintenant.

Heishi : Clara avait raison, comme à chaque fois.

??? : Clara ?

Une voix grave bien ferme et qui en impose, avec un accent français, s'était adressé à lui.
Elle devait de sa droite, juste de là d'où était parti, comme un malsain hasard.
Il s'y tourna pour y trouver un grand gaillard, charmant comme son son le laissait présage, sourire viril qui rappelait celui d'Alain Delon et une façon de parler plus proche de Jean-Paul Belmondo. Il était habillé assez sobrement mais quand même classe, un peu comme si il se rendait à une fête, peut être même sa dernière soirée.
Heishi fut très méfiant vis à vis de lui, il y avait un peu trop de monde dans le coin à son gout.

Heishi : Vous êtes qui ?

Adrien : Adrien Normikwawal, j'ai à vous parler.

Il parlait en anglais, une langue que le natif de ce pays savait bien maîtrisé.
Il le fallait, comme dans son job, il n'y a pas tant de gens que ça qui savent s'exprimer en japonais.

Heishi : Parler de quoi ?

Adrien : De cette Clara que vous avez mentionné. Est ce bien Clara Lille ?

Heishi : Oui c'est elle, vous lui voulez quoi ?

Adrien : Moi rien, mais elle pourrait aider les autres à s'apaiser définitivement.

Heishi : Les autres ?

Adrien : Les Habitants de cette Résidence.

Heishi : Personne n'habite ici, à cause d'une pseudo Malédiction, mais je crois que ce sont les personnes comme vous qui faites en sorte que ce délire continue à prospérer.

Adrien : Si c'est ce que vous pensez, moi je vais aller faire ce que j'aurais dû faire depuis longtemps.

Heishi : Je vous préviens, si vous vous en prenez à Clara, il n'y a pas que de moi qu'il faudra vous méfier, mais aussi de son copain, il est du genre rancunier.

Adrien : Merci du conseil.

L'homme qui l'exaspérait sortit alors une sorte de journal intime de sur lui, plutôt typé femme à sa couverture.
Juste parce qu'il y avait du rose dessus, on ne se le cache pas.
Adrien le salua de la main et prit la porte d'escampette, disparaissant de sa vue.
Heishi tenta bien de le suivre car il n'en avait pas fini avec lui, sauf que vous vous doutez de la suite.
En ouvrant cette même porte, il ne le trouva nul part derrière, juste une armée de fans en attente de leur idole.
Qu'est ce qu'ils avaient tous à faire ça ?
Espérons que les Teams SOU se dépêcheront un peu, pour ne pas retrouver l’éclaireur avec une cas en moins.
Alors le Brave Soldat refermait ce vulgaire morceau de bois en soupirant un peu, un fracas survint en arrière.
Cela sembla venir de la cuisine, endroit qu'il n'avait pas encore visité.
Est ce que ça allait être encore un autre personnage aussi bizarre que les autres ?
Avec cette maison de fou, on ne sait plus à quoi s'attendre.
Tenant bien son Marteau de Thor, il s'avança vaillamment dans le couloir, sans même voir les ombres qui l'observaient depuis le plafond. Sans soucie il arriva dans la bonne pièce où comme on l'avait parié, se trouvait encore un énième individu, moins dangereux que certains de ses prédécesseurs, mais quand même instable.
L'homme était recroquevillé contre la cuisinière, bougeant comme une vieille chaise fébrile, tout en se murmurant à soit même une phrase en français qui fut indéchiffrable pour notre héros. Avec un peu de chance, lui parler en anglais marchera comme pour le précédent concitoyen du pays du bon vin.
Ce devait même être surement une connaissance à ce dernier, ce qui serait logique en soi.

Heishi : Monsieur, calmez vous, je vais vous accompagner en dehors d'ici, ça peut être dangereux pour vous.

Homme : Non, non, non, non... Ils vont vous avoir vous aussi.

Allez, l'anglais, ça passe encore une fois.
Par contre, ses propos étaient loin d'être rassurant.
Sachant que Nicky faisait parti de Crisis, ce ne serait pas improbable qu'il y avait une ABO dans le coin.
C'est l'explication la plus crédible pour le non croyant.
Ce dernier s'approcha du pauvre gars, visiblement traumatisé, pour essayer de le réconforter.
C'est aussi un peu ça être membre du BSAA.

Heishi : Je me nomme Heishi Yūkanna, et vous êtes ?

Richmond : Richmond Dot... Je vais mourir.

Il avait dit son nom avec un drôle d'accent, jamais entendu auparavant, mais c'est pas grave.
Il allait falloir lui remonter le morale ua bougre.

Heishi : Vous n'allez pas mourir, je vais vous emmener juste dehors et tout ira mieux, je vous le promet.

Richmond : Je veux vous croire.

Heishi : Alors croyez moi, allez je vous aide à vous relever.

Richmond : Merci.

Il lient sa promesse et sert d'appui pour qu'il puisse de remettre entièrement debout.
Heishi accompagne ensuite le civil jusqu'à la sortie, en veillant à ce qu'il n'y ait aucune mauvaise surprise.
Une fois à l'endroit on plaçait normalement les chaussures en entrant, il se plaça en avant afin d'ouvrir la porte et surtout la tenir juste après, pour le laisser passer. Richmond quitta enfin cette antre mortelle sans soucie pour un futur qui sera moins glorieux.
Avant que notre Héros ne puisse suivre, un petit rire enfantin attira son attention derrière lui.
En y jetant un œil, il vit la silhouette du môme se tirer vers le salon, l'incitant à venir après lui.
Ce qui ne marcha pas, il avait quelqu'un à protéger et il ne prolongera pas son enquête tant qu'il ne sera pas sécurité, surtout que ce type d'activité, il le connaissait déjà. Il avait déjà dû il y a quelques années escorter un VIP dans un champ de corbeaux zombies et avait réussi à l'emmener au point d'extraction indemne.
Sauf que cette fois ci, un problème majeur vint se poser.
La même chose que pour tous ceux qu'ils avaient croisé au cours de cette heure et qui étaient encore vivants.
Il s'était volatilisé comme par magie durant de court laps de temps où il a été distrait par l'enfant.
Au loin, l’attroupement n'avait pas l'air de comprendre ce qu'il était en train de cherche, comme si ils ne l'avaient pas vu sortir de la maison. C'est impossible, il y a forcément une personne qui a dû le voir passer, il ne s'appelait pas Jack Griffin ou bien Sebastian Caine à ce que l'on sache.
En ayant un peu marre de tout ça, Heishi voulut tirer tout ça au clair une bonne fois pour toute.

Heishi : QG, j'aurais besoin que vous me cherchiez des informations sur deux personnes, Adrien Normikwawal et Richmond Dot, deux français.

QG (R) : Bien reçu, nous vous transmettons les informations demandés le plus rapidement possible.

Heishi : Merci, cela sera utile pour mon rapport.

QG (R) : Adrien Normikwawal était un membre de la Brigade Criminelle de la Police Nationale Française qui a été notamment impliqué dans un incident concernant le lieu où vous vous trouvez, en 2010, mais les détails sont classés confidentiels par UNIT. Il est mort en 2015 lors d'une attaque survenu lors de portes ouvertes pour recruter chez les Avengers, perpétrée par Natalya Vipèra, l'ancienne figure dirigeante de Green Umbrella.

Heishi : D'accord... Et pour l'autre personne ?

QG (R) : Richmond Dot était l'ancien supérieur d'Adrien, à savoir Capitaine de Police installé à Strasbourg qui a lui aussi été impliqué dans cette histoire concernant la Maison Saeki, sauf qu'il n'a pas survécu à ce qui s'est passé durant cette période contrairement au Lieutenant Normikiwawal.

Heishi : Je vois...

QG (R) : Un soucis dans votre mission ?

Heishi : Non rien, je vais juste attendre les renforts qui ne devraient plus tarder, terminé.

Clara avait vraiment raison.
Ton monde n'est plus le même après avoir visité cette maison hors de l'ordinaire.
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Message  Clara Lille le Mar 11 Déc - 12:45

24 Décembre 2018

Canada; Montréal; Appartement Clara

La peur et la dégoût avaient envahi l'appartement, alors qu'Aiden recouvrait le corps d'Alizée de la nappe de la table où ils avaient prévu de dîner, pour masquer les dégâts causés à ce qui reste de ses cordes vocales. Jamais ils n'auraient pu prévoir une telle violence lors cette veille de noël où auraient dû se mêler l'émoi et l'euphorie, mais ils n’auraient pu penser ne serait ce un instant voir pire macabre que ce qu'ils avaient vécu dans leur vie.
Que ça soit à Chicago ou à San Francisco.
La Fusillade de Strasbourg n'avait été qu'une mise en bouche avant le potage.
Le Vengeur Masqué en avait marre de voir tant d'innocents crever pour un rien et rien que d'imaginer que ses amis, que sa copine, pourraient être les prochains le faisait bouillonner de rage. Ça en résultait au retour d'un coté bien plus froid et moins aimable de sa personnalité, qu'on avait connu quand il avait voulu faire payer ceux qui avaient tué sa nièce.
La Fière Québécoise qui partage sa vie, avait fait rentrer le mystérieux cadeau qu'elle eut ramassé sur la paillasson afin de le poser sur l'autre table, dénudée, afin d'en vérifier le contenu. Elle y trouve le Journal de Kayako, l'élément central de cette FIC, qu'elle commença à feuilleter depuis le début sans en perdre une miette.
Tout élément pouvant apporter une réponse quand à la situation actuelle serait le bien venu.
T-Bone venait tout juste de raccrocher de la police après avoir tenté de leur fournir une explication plus ou moins tangible à ce qu'ils avaient vécu, pour ne pas se prendre un vent de leur part. Maintenant, il devait composer le numéro de UNIT que Clara lui avait filé qui servait à ce type d'urgence, afin qu'ils viennent.
C'est un peu leur boulot de s'occuper de ces cas, alors autant qu'ils se rendent utiles.
Ling discutait assez calmement, malgré le drame qui avait eu lieu, avec son meilleur gars afin de voir avec lui la meilleure chose à faire dans le but d'espérer leur survie. Seul le premier parlait vraiment, comme le second était obligé de s'exprimer en signe compte tenu de son handicap.
Ils mirent au point un plan, et le Vendeur d'Armes sortit de sa poche un collier, au bout duquel se trouvait un Faravahar rappelant une ancienne religion qui avait prospéré jadis en Perse et qui aujourd'hui ne comptait seulement 250 000 adeptes à travers le monde. Le Pratiquant ici présent prit ce présent avec joie et le porta autour de cou, en soutien avec sa défunte mère, son père lui étant bahaïste.
On en apprend pas mal aujourd'hui niveau mouvements religieux actuels peu connus.

Ling : Fais gaffe à tes arrières, et si tu tombes sur Granola, tu t'occuperas de botter les siens.

Umdür approuva de la tête puis s'éclipsa par l'unique sortie de scène pour quitter la pièce de théâtre.
Raymond fut celui qui prit le plus d'attention à cela et qui s'avança pour poser quelques questions.

Raymond : Où est ce qu'il va lui ?

Ling : Nous chercher de l'aide.

Raymond : Pourquoi faire ? Aiden est déjà en train de prévenir du monde là.

Ling : Ils mettront trop de temps pour venir, je serai mort d'ici qu'ils soient présents.

Raymond : Et donc t'envoies ton dernier homme de main seul, c'est pas un peu suicidaire ?

Ling : Avec ce que je lui ais donné, il devrait réussir à le faire.

Raymond : Un vulgaire collier ?

Ling : Pour lui, cet objet protège son possesseur des forces obscures, et je dois avouer que jusqu'à aujourd'hui, ça a fonctionné pour moi quand je l'avais dans ma poche. Voilà pourquoi je fais confiance en vulgaire collier.

Raymond : Je veux bien te croire, on sera vite fixé si ça marche ou pas.

T-Bone se rendit ensuite auprès de la fenêtre où se tenait auparavant Jordi quand il était encore dans le coin, afin de vérifier si il voyait le sbire envoyé au casse pipe de cette position. En effet, il vit l'ancien enfant soldat quitter l'immeuble par la grande porte et s'aventurer dans ce désert de neige qui recouvrait la ville endormie.
Si ce qui avait été dit sur l'autre artefact était vrai, il devait réussir sa mission sans crever.
Le barbu qui l'observait disparaître dans la brume douta un peu de son taux de réussite.
Il se gratta bien le poil tout en lançant après un petit regard en direction de la lectrice assidu.
Qu'est ce qui pouvait y avoir dans ces notes d'utiles pour éviter de finir en charpie face à des forces inconnues ?
Allons donc voir ça.
Clara était plongé dans ces écrits qui relataient un amour impossible entre celle qui en était l'auteur, mariée et mère d'un enfant dont elle tenait beaucoup, et un mystérieux acteurs américain qu'elle admirait beaucoup et qu'elle avait suivi pendant de nombreux jours dans son quotidien pour être d'une certaine façon avec lui.
La dernière entrée de son vivant nous montrait bien les sentiments qui tiraillaient cette Kayako.
J'ai appris qu'il allait bientôt retourner dans son pays.
Je n'ai pas pu encore lui révéler mes sentiments pour lui.
Je dois le faire.
Si je ne fais pas, ce sera perdu à jamais.
Je n'ai pas envie que tout ce que je vous ais dit n'ai servi à rien.
En plus, je veux enfin ravoir un semblant de paix dans notre famille.
Pour moi.
Pour Toshio.
Takeo a encore tenté de lever la main sur lui.
A la place, c'est Mar qui a tout pris.
Ça ne peut plus durer.
Il nous fait trop de mal.
Avant, il était plus doux, il ne l'est plus.
Je regrette le bon vieux temps.
Sam, lui, pourra nous sauver.
Je dois le rencontrer, je dois lui en parler.
Demain, Takeo bosse toute la journée, ce sera le bon moment.
Aujourd'hui, Sam sera à un restaurant végétarien, j'en profiterai pour lui glissé un mémo.
Celui ci l'invitera à me retrouver à notre adresse le lendemain à 13H30.
J'espère que tout se passera bien.
Normalement, ça devrait être le cas.
La Force est avec lui.

Voilà, c'est ce qui a été écrit le jour même de sa mort.
Qui est ce Sam dont elle parle ?
Des rapports qu'avaient lu Clara en 2010, elle n'en avait jamais entendu parlé.
Ce pourrait bien être la clé aux problèmes qui se posaient à l'heure actuelle.
Celle qui permettre au Fantôme de la Propriétaire de ce Journal d'enfin avoir la paix.
Ne plus errer sur Terre comme un revenant.
Attendez deux secondes.
Il y a d'autres écrits.
Notre lectrice est pourtant sûr d'avoir vérifié avant et qu'il n'y avait rien sur les pages suivantes.
Bizarre, vous avez dit bizarre ?
Voyons voir ce qui est marqué, peut être y a t-il des éléments intéressants pour notre recherche.
Il est venu, enfin.
Oui Sam est venu, comme je l'avais marqué sur la feuille que lui ai glissé hier après midi.
Si seulement j'avais pu l’accueillir comme il se devait.
Ce n'est pas ma faute.
C'est celle de Takeo.
Si il n'avait pas mis la main sur mon journal, celui là même que vous lisez maintenant, tout aurait été différent.
A la place, Sam est arrivé chez nous sans personne pour lui prévenir de ce qu'il allait découvrir.
D'abord, il a été surpris de constater que notre porte avait été mal fermé.
Ensuite, il a rencontré Toshio dans le salon.
Mon fils voulait l'avertir à sa manière de ce qui nous était arrivé.
Il n'a pas su trouvé ses mots et l'a donc conduit en haut avant de disparaître de sa vue.
Quand Sam, mon amour, est entré la salle de jeux et qu'il a ouvert le placard où se trouvait mon corps...
Je ne peux pas me réimaginer la tête qu'il a fait en le découvrant.
Cet horreur, si j'avais pu j'aurais vomi à sa place.
Le pauvre, pourquoi n'ai je pas pu lui épargner ça ?
Si c'était à refaire, je ferai tout ce qui est dans mon pouvoir pour lui épargner cette scène.
Je m'en veux tellement !
Après avoir lâché un petit "Motherfucker" comme il sait si bien les dire, Sam tenta de partir.
Takeo tenta de l'en empêcher, manquant de peu de le tuer.
J'ai réussi à le retenir, suffisamment longtemps pour permettre à mon idole de lui loin d'ici.
Pourvu qu'il n'y revienne jamais.
Dû moins, pas tant que mon mari aura une forte présence dans cette maison.
En attendant, j'empêcherai quiconque de venir souiller notre demeure.
Tant que nos problèmes ne seront pas régler.
Tant que Sam ne pourra venir me parler sans manquer de mourir.
Personne n'aura le droit de venir ici.
Personne.

Un gros tambourinement survint à la porte de l'appartement de Clara.
Ça la sortit soudainement de sa lecture, l'empêcher de plus réfléchir là dessus.
Une voix reconnaissable entre mille, de part son coté naïf et geek aigu, se fit entendre depuis l'autre coté du gros bloc de métal avec un œil qui les séparait d'elle. C'était celle de Granola qui avait l'air en manique et qui suppliait de sa courte vue qu'on lui ouvre.

Granola : ALLEZ !!! Je l'entends venir, dépêchez vous !

Ling : Je vais ouvrir.

Ne voulant laisser son homme de main en fâcheuse posture, l'Homme de Brooklyn s'empressa d'ouvrir la porte.
A peine il eut fait ça qu'il reçut de plein fouet son sbire tel un marteau bien lancé.
Ce dernier le prit dans ses bras en se lamentant, complètement traumatisé.
Ling ne savait pas trop comment réagir face à ça.
Il lui caressa les cheveux, comme on le faisait à son enfant, et tenta de trouver les mots justes.
C'est pas tout les jours qu'il se montrait aussi maternel.

Ling : Calme Granola, il faut que tu te sèches avant de faire un choc thermique.

Granola : Est ce... Est ce que.... Est ce qu'elle est encore là ?

Il vérifia juste au cas où devant lui pour essayer de le rassurer.
Ce qui allait être impossible puisqu'une ombre de forme humaine et féminine se tenait à quelques mètres devant eux, sans bouger dans un premier temps. Mais après avoir l'avoir remarqué, elle commença à gesticuler d’une façon assez saccadée et en se tortillant dans tous les sens.
Au fond de lui, le mafieux avait peur, mais il tenta d'être brave, pour protéger sa peau et celle de son gars.

Ling : N'avance pas sale conne !

Raymond : Recule abruti !

Ling : Je voudrais mais Granola pèse un âne mort.

Raymond : Oh merde... Lâche le vite, ce n'est pas Granola que tu tiens !

Alors qu'il se demandait où l'ancien ingénieur voulait en venir avec cette remarque, un râle d'outre tombe survint tout près de lui, trop même, puisque ça venait juste en dessous de lui, un peu là où est censé de trouver Granola justement.
En baissant la tête pour vérifier si son sbire allait bien, il constata avec stupeur qu'il avait remplacé à son insu.
Désormais c'était Kayako qui était là, les vêtements et le corps en sang, tout en le regardant avec ses grands yeux de hiboux et sa bouche elle même ouverte entièrement, révélant un puits sans fond à l'intérieur. Son visage s’approcha de plus en plus du sien, sans qu'il ne puisse rien y faire.
Malgré ce que criait son ami derrière lui, Ling n'arriva pas à bouger d'un poil.
Il était paralysé, par une peur surnaturel.
Il ne pouvait que se laisser se faire tuer, ne devenant qu'un simple observateur durant ses derniers instants.
D'un coup, une lance spirituelle le transperça à plusieurs endroits dans le corps, sans ménagement.
Ces cheveux pointus continuèrent jusqu'à ce qu'il ne devienne qu'un simple pantin sans vie.
Pouvant gesticuler sans que ça lui aux commandes.
Se triste spectacle aurait pu continuer toute la nuit.
Tous y seraient même passé, si il n'y avait pas eu un élan de voix qui sortit du lot.

Clara : Kayako, je vais t'amener Sam pour que vous puissiez enfin vous parler.

Le regard du fantôme vengeur croise celui d'une autre revenante, bien moins froide au niveau de son enveloppe.
Une compréhension mutuel se fit entendre entre les deux.
Kayako retira sa chevelure du corps de Ling et se retourna pour marcher en glitchant jusqu'à disparaître à la sortie.
Les mortels étaient sauvés, si ils tenaient leur part du marcher.
Il allait falloir trouver ce Sam et l'emmener jusqu'au Japon.
Et vous, avez trouvé qui était ce Mystérieux Sam ?


Dernière édition par Clara Lille le Sam 15 Déc - 23:08, édité 6 fois
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Message  Clara Lille le Mer 12 Déc - 23:24

25 Décembre 2018

Etats Unis; Los Angeles; Hollywood; Demeure Jackson

L'heure n'était pas à la détente, bien au contraire.
Il fallait se grouiller avant que les Puissants Esprits ne s'impatientes trop.
C'était déjà miraculeux qu'ils les aient laissé survivre, avec néanmoins une condition derrière ce geste généreux.
Trouver le Sam mentionné dans les notes de Kayako, et faire en sorte que les deux puisse rencontrer.
La première tâche s'avéra plutôt facile en fin de compte.
En même temps, il y avait pas trente mille personnes qui s’appellent Sam, sont des acteurs américains, sont végétariens, ont visité Tokyo en 2000, ont l'habitude de dire "motherfucker" et ont un lien avec Star Wars. Il n'y avait qu'un seul nom qui concordait avec tous ces éléments, et j'espère que vous l'avez trouvé.
Il s'agissait de Samuel Leroy Jackson.
Il habitait, comme tant d'autres, aux abords des studios de cinéma à l'Est de la ville connu pour ses gangs sympas.
Il est donc temps de faire un tour dans une banlieue typiquement américaine et puant la bourgeoisie.
Pour cela, Clara n'allait être pas seule.
Il fallait quelqu'un pour l'y conduire et assurer ses arrières, au cas où.
Elle ne préféra demandé à aucune des personnes présentes la veille durant le carnage des fantômes.
Ils méritaient d'avoir un peu de repos, et ils avaient assez risqué leur vie pour le coup.
Il fut dire pour elle à convaincre son petit ami qui avait beaucoup insisté pour l'accompagner, mais au bout du compte, il a entendu raison après une dizaine de "non". Néanmoins, il gardait un œil sur son état de santé grâce à une émetteur qu'elle se devait de garder sur elle.
Si c'était juste ça, il n'y avait pas de problème.
Alors finalement, qui est venu avec elle pour interroger l'autre grande icone du tout aussi grand écran ?
Son nom est Charlie Ducrow
Ne cherchez pas, vous ne la connaissez pas puisqu'elle n’est jamais apparu auparavant.
Cette femme au tempérament doux et jovial avait toujours le mot pour désamorcer une situation pessimiste te morose afin de la rendre plus joyeuse et optimiste. Elle aussi aussi très loyale envers ceux qu'elle défend et à du courage plein des bottes, parfois même un peu trop.
Jadis, elle naquit dans un archipel perdu dans l'Océan Pacifique contenant 5 îles, tous dominés par l'Organisation Crisis mentionnée dans un précédent chapitre. Si nous voulons être plus précis, c'est dans un village de pécheur du nom de Whatcharlond que cela se fit et où elle eut grandit au cours de son enfance.
Par chance, ce n'était pas sur la plus grosse île, surnommée Golden Country Island, que ça se situait.
Résultat, ils étaient un peu plus tranquille par rapport au pouvoir en place, malgré le fait qu'ils descendaient des soldats ayant servi sous Harris Clean pendant la Grande guerre qui aurait dû être la dernière. Cet arbre généalogique allait tout de même finir par leur poser problème un jour ou l'autre, ils l'avaient senti venir.
Étonnamment, ce ne fut pas du coté de la Famille Clean que ça arriva, mais de leur voisins.
Oui, certains d'entre eux tentèrent de monter un coup fatal face au pouvoir en place dans les années 2000 après avoir appris ce qui se passait un peu partout dans le monde pour des gens comme Saddam Hussein, notamment avec l'intervention des Etats Unis.
Pensant que ceux ci viendrait tôt ou tard les aider, ils furent donc confiant dans leur mouvement rebelle.
Ils s'en prirent ainsi aux Ducrow, pensant qu'ils étaient des traîtres à la solde de la Blonde Tyrannique.
Ils les tuèrent tous et toutes, excepté Charlie qui dut sa survie in extremis au sacrifice de sa sœur.
Il fut repêché par des pécheur et réussit à immigrer au pays du rêve américain afin de le tenter, sans grand succès comme bon nombre de nomades auparavant. Elle réussit néanmoins à faire un changement par rapport à son ancienne vie dont je vous cacherai les détails pour le moment, et elle jura de trouver un jour un moyen de venger les pertes qu'elle a subi là-bas.
Désormais considérée injustement comme un traître pour Crisis, parce que la vie est une chienne, elle fit tout son possible pour éviter qu'il la retrouve et enchaîna les jobs jusqu'à en trouver un qui la ramena au pays natal de ses ancêtres, le Canada.
Elle devint soldat chez UNIT après un coup de chance qui démontra son courage sans précédent.
Depuis, la Famille Clean est parvenue à la retrouver, mais ils n'ont jamais pu lui porter le coup fatal car il faut dire une chose, l'organisme militaire pour laquelle elle bosse assure au niveau protection de ses membres. Après comme ils n'ont pas d’intérêt à affronter ces fous, ils les laisse au BSAA et à qui d'autre en veut, ayant d'autres aliens à fouetter.
Charlie vit actuellement à Montréal, ville où elle a rencontré et s'est liée d'amitié avec Clara Lille.
Elles ont fini par se confier leur plus profonds secrets et sont devenus on peut les meilleures amies du monde, s'entre aidant du mieux qu'elles pouvaient quand l'une d'entre elles avait un souci. Voilà pourquoi la Hackeuse lui a demandé son aide pour aller interroger la Stars Américaine.
La Militaire accepta sans hésiter sans hésiter, sachant qu'elle avait toujours été intrigué par ce qu'elle entendait au boulot à propos des phénomènes mystérieux du Japon.
La Disparition des Habitants du village montagnard d'Hanuda, le Village Minakami qui a littéralement disparu de la surface de la terre, le cas de Sadako Yamamura qui maudit quiconque regarderait sa vidéo, et aussi les nombreux suicides de la Forêt Aokigahara qui cachent bien des choses.
Donc s'occuper du Cas de la Famille Saeki lui faisait énormément plaisir.
En plus comme ça, sa présence permettait à UNIT de ne pas envoyer d'autres personnes pour surveiller l'une des survivantes de l'attaque des revenants lors du réveillon. A l'heure actuels ils devaient surement être encore en train de vérifier son appartement à la recherche d'indices de leur coté.
Ensemble, les deux amies se rendirent dans cette grandes rue entourée de maisons avec de beaux jardins où s'organisaient occasionnellement des fêtes invitant tous les habitants du quartier, majoritairement d'autres personnes issus du grand écran.
C'est à bord d'une Jeep Renegade noire métalisée qu'elles se trouvaient.
Charlie conduisait à une vitesse raisonnable, les deux mains bien sur le volant, tout en écoutant avec plaisir La Cintura de Alvaro Soler dont le son latino était diffusé à la radio via KXOL-FM.
Clara s'occupait durant le voyage en lisant un peu plus sur les nouvelles pages de Journal de Kayako qui étaient remplis, détaillant précisément les derniers instants de chacune des victimes du Fléau Invisible.
Ça ne les empêcha pas de se parler un peu, alors qu'elles étaient presque à bonne destination.

Charlie : J'espère qu'on pourra s'amuser un peu durant notre aventure.

Clara : Normalement, le pire est passé, et ça devrait être plutôt calme.

Charlie : J'aimerai quand même un peu d'action, même si c'est pas comme ta chasse au Dark Max.

Clara : Tu regrette vraiment d'avoir eu la crève à ce moment là ?

Charlie : Beaucoup.

Clara : Ne t'en fais pas, l'occasion se repointera.

Leur véhicule arriva devant la bonne maison, chic mais pas trop non plus.
Samuel L. Jackson semble vivre sobrement malgré son argent, même sa voiture était bas de gamme.
Une fois à l'arrêt, le coupeur coupé, les deux femmes quittèrent leur moyen de locomotion pour se diriger vers l'entrée de la baraque sous un porche où se trouvait un paillasson avec marqué "Je fais confiance à la plupart des gens. Pas les producteurs."
Ça doit être sympa à voir que ces derniers sont de passage dans le coin.
Clara ne perdit pas de temps et sonna à la porte, tandis que son amie assurait ses arrière sans avoir d'arme sortie.
Une voix un peu vieillarde, qu'elle semblait connaître tout en étant certain qu'elle ne provenait pas de la personnes qu'elle cherchait, leur fit entendre qu'elle arrivait. En effet, peu de temps après, nous pouvions écouter le doux bruits des verrous qui s'ouvre mélangée avec la tondeuse à gazon au lointain.
Le bois de pin s'ouvrit face à elle, révélant un monsieur blanc plus très mur au niveau du physique mais qui était très bien habillé, avec costard cravate et gants blancs. Il avait clairement la panoplie du bon majordome, accepté le fait qu'il n'avait nullement un accent bien British.
Son regard fut étonné par l'une des personnes face à lui et un petit sourire de dessina sur son visage.
Ce fut réciproque, puisque l'enquêtrice le reconnut enfin et lui tendit sa main droite qu'il serra sans trop de force.

Clara : Armand, que fais tu là ?

Armand : Oh plllt, je suis l'homme à tout faire de la maison de Monsieur Jackson !

Clara : Comment t'as fait ?

Armand : J'avais besoin d'un job et il m'a trouvé vendant des chaussures troués devant un Taco Bell. Voulant m'aider et découvrant ma situation, il m'a proposé de m'occuper de l'entretien de sa maison pour un salaire bien au dessus de mes espérances.

Charlie : C'est qui Clara ?

Clara : C'est le grand père d'une connaissance, on s'entend très bien et j'ai tendance à le croiser de façon inopiné.

Armand : Je me rappelle cette fois là à Alger avec le gros dinosaure qui crachait des pilules de Xanax.

Clara : Au fait, est ce que Samuel est là ?

Armand : Oui, il est en train de regarder Avengers dans le salon, venez avec moi.

Il les dirigea à travers cette maison couverte de tableaux de fleurs et de photos de la femme et la fille du proprio.
Ils trouvèrent ce dernier, comme mentionné par son employé, assis sur le canapé du salon de moyenne taille, les pieds sur la table basse avec des chaussons Iron Man et Tony Stark, en train de manger du pop corn devant son home cinéma où nous pouvions apercevoir la scène de combat à New York avec les Chitauris.
Voyant qu'il avait des invités, il fit pause avec la télécommande et se leva pour les accueillir, faisant tomber de nombreuses miettes par terre. Autant dire que la classe de ses films était dur à trouver après ça.
Charlie resta à l'entrée de la pièce, laissant les devant à l'autre canadienne.

Clara : Samuel, désolé de vous déranger pendant votre visionnage

Samuel : Il n'y pas de problème, j'ai l'habitude. Alors que puis je pour vous ?

Clara : Je me nomme Clara Lille et je viens vous parler de Kayako Saeki.

Au moins, elle n'y allait pas sans enfoncer des portes ouvertes.
Sa réaction fut la retombée de son sourire, laissant place à un peu plus de tristesse.

Samuel : Il faut croire que ce genre de choses finissent toujours par vous retomber dessus, même presque de 20 ans après.

Clara : Est ce que vous connaissez la malédiction qui frappe la Maison des Saeki depuis 18 ans déjà ?

Samuel : Oui, je suis ça de très près depuis tout ce temps, mais je n'ai jamais osé y retourner, car j'avais personne pour m'y accompagner et je ne suis pas assez con pour y aller seul.

Charlie : Je pense plutôt que vous aviez peur d'y mourir, ce qui peut se comprendre.

Samuel : Il y a de ça aussi. Un comble pour moi qui joue en général des persos badass comme Nick Fury.

Clara : Si ça peut vous rassurer, nous pourrons vous y accompagner.

Samuel  : Merci c'est gentil, mais je ne sais même si ça servira à quelque chose que j'y sois.

Clara : Moi j'en suis sûr, vous êtes la clé pour lever cette damnation.

Elle lui montra alors le fameux journal mystique qui avait l'air de l'appeler.

Clara : Il me l'a dit.

Sam le prit et l'ouvrit sur une page au hasard, un peu perdu.
Il découvrit alors des lignes se dessiner sous ses yeux pour former des phrases bien lisibles.
Elle a raison Sam.
J'aimerai qu'on puisse ce voir, chez moi.
Avant que je ne perde à nouveau la raison dans une soif de meurtres sans fin.
Kayako Saeki

Ému par ces écrits, il en versa quelques larme, venant de remords enfouis depuis trop longtemps.
Ça faisait bizarre pour Charlie et Armand de voir cette icone de leur génération pleurer comme ça.

Samuel : Je ne pensais pas que ça m'affecterait autant.

Clara : C'est pour ça qu'on vous aime, vous êtes super cool mais vous aussi un vrai cœur humain.

Armand : Pas comme Mathieu Kassovitz !

Charlie : C'est pas l'acteur qui joue dans "Le Bureau des légendes" ?

Armand : Oui, un bon acteur mais une mauvaise personne.

Charlie : Je ne préfère pas me prononcer sur sa vraie personnalité, ne le connaissant pas assez.

Samuel : En réalisateur, il est aussi bien, j'ai aimé "La Haine" et "Gothika".

Clara : Nous aurons tout le temps de parler de nos goûts pour le 7ème Art sur le vol pour Tokyo.

Samuel : Armand, prépare moi mes affaires pour partir d'il te plaît.

Armand : Je met le Chibouiboui avec ?

Samuel  : Bien sûr que tu mets le Chibouiboui avec !

Le vieil homme s'en allant faisant ce qu'on lui avait demandé.
Il ne restait plus qu'une question à poser.

Samuel : Est ce que les billets sont déjà réservés ?

Clara : Oui, Charlie s'en est occupée.

Charlie : Je savais bien que j'avais oublié de faire un truc.

Clara : En fait non, oubliez ce que je viens de dire.

Il allait falloir patienter un peu, histoire de prendre le bon avion.
Au moins, elles n'ont pas oublié ce bon vieux Oncle Sam.


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Message  Clara Lille le Sam 15 Déc - 22:37

26 Décembre 2018

Japon; Tokyo; Maison Saeki

L'habitation sordide et lugubre regardait toujours de haut ces simple mortels qui osaient s'aventurer en elle.
Elle se demandait qui ça allait être cette fois ci.
Ce qu'elle observa, ce furent plusieurs Komatsu LAV noirs aux vitres teintées qui arboraient ce symbole blanc avec un globe terrestre, des ailes repliées en arrières, et les initiales de l'organisation militaire spécialisée dans le paranormal.
Ils quadrillèrent la zone pour s'assurer que personne ne puisse passer, évitant ainsi des gêneurs inconscients ainsi que d'autre vils individus aux mauvaises intentions. En même pas quelque minutes, les petits soldats casqués avaient complètement entourés ce lieu cible de tous les cotés.
Les habitants de la métropole hautement développé se rappelèrent pour la plupart la situation d'il y a 10 ans, sauf que cette fois ci il n'y avait ni la police locale, ni les pompiers de présents. Ils se demandaient ce qui allaient se passer, et pour les plus optimistes et croyants, si l'orage qui vivait dans cette demeure allait enfin retourner dans les nuages, là où est sa place.
La voiture de Charlie arriva en dernier, avec Clara et Samuel à son bord.
Notre Protagoniste de l'Histoire aurait aimé faire ça plus discrètement, mais pour le coup, UNIT avait énormément insisté pour qu'il y ait une escouade complète qui sécurise le secteur. Il n'y avait pas eu moyen de dire non, mais au moins, ils ne viendront pas à l'intérieur du nid à fantôme, c'est déjà ça.
Elles se garèrent en plein milieu des autres boites de métal, donnant une impression d'être encerclé.
Avant de sortir, la conductrice lança un regard empathique à son amie avant de lui parler.

Charlie : Ça va, pas trop stressée ?

Clara : J'ai connu pire, comme me faire abattre ou regarder la vidéo de décapitation d'une des touristes scandinaves au Maroc.

Charlie : C'est aussi crade que ça ?

Clara : Imagine Tonton Raoul en train de couper la tête du cochon qu'on se prépare à manger, avec un gros couteau de boucher en prenant tout son temps pour le faire. Maintenant remplace Tonton Raoul par un Dangereux Salafiste avec une machette, et le cochon par une pauvre fille encore vivante et qui crie de douleur lors de ses derniers instants.

Charlie : Ah ouais quand même...

Samuel : Les barbares...

Charlie : Quand tu penses qu'il y avait en parallèle le Pacte de Marrakech, l'ironie est forte présente.

Clara : Allez, sortons avant de finir emo avec ces sombres histoires.

Elle ouvrit la portière et quitta le doux confort du siège en cuir, suivi des deux autres juste après.
Il ne restait plus qu'une chose à faire avant de pouvoir pénétrer dans cette demeure, c'était d’aller discuter un coup avec l'homme en charge de la troupe de mecs armés afin de se mettre d'accord si ce qui allait se passer.
Le Sergent-major Ishiki Jukanjõ, dont le nom vous sera familier si vous avec une bonne mémoire, était reconnaissable parmi tant d'autres par le fait qu'il ne portait non pas un casque mais plutôt un bonnet noir avec tout de même le logo de l'ONG qui l’emploie.
D'ailleurs tant qu'on parle de la tenue vestimentaire, Charlie était la seule à porter de célèbre béret rouge de UNIT.
Elles s'approchèrent de lui afin de causer un peu tactique.

Clara : Tout est bien en place ?

Ishiki : Affirmatif, mes gars entourent complètement la maison, et nous avons des tireurs sur les toits avoisinants pour vous couvrir si jamais ça sep asse mal.

Clara : J'ai un peu du mal à voir comment vos balles pourraient repousser des fantômes.

Ishiki : Ce ne sont pas de simples balles, on est pas con non plus.

Samuel : Qui c'est qu'on appelle ? Ghostbusters ! Pardon.

Ishiki : Carcajou 33, vous êtes sûr que vous ne voulez pas porter un casque ?

Charlie : Non merci, ça ne me servirait à rien de toute façon face à ce quoi on a affaire.

Ishiki : Si vous le dites, moi je resterai là en espérant pouvoir en finir avec cette baraque une bonne fois pour toute.

Clara : Je vous sens un peu agacer.

Ishiki : J'ai juste un mauvais passif avec s.es habitants. Allez, vous pouvez y aller.

En ayant fini avec elles, il prit sa radio et commença à s'adresser en japonais aux snipers sur les toits tout en regardant dans leur directions. Ce faisant, notre héroïnes et ses joyeux compagnons purent s'avancer vers cette habitation qui les fixait d'un mauvais regard depuis tout à l'heure.
Cette sale appréhension de sa part s'arrêta quand elle fit gaffe à qui faisait parti du trio.
Le chauve afro-américain le plus cool du game.
Si elle avait pu écarquiller ses fenêtres, elle l'aurait fait croyez moi.
Au passage, alors qu'elles entraient dans le jardin, nos visiteuses sentirent ce changement d'émotion d'en l'air.
Alors que jusqu'à présent, c'était plutôt oppressif, désormais ce fut bien plus chaleureux.
De là à dire qu'il y a une perturbation dans la Force, je vous laisse en juger.
Une chose est presque certaine, c'est qu'elles étaient bien plus appréciés par les présences en place qui semblaient les convier à l'intérieur au lieu de les repousser par l'angoisse. Ce qui allait dans ce sens, c'est aussi le fait que la porte d'entrée s'ouvrit comme par magie devant eux et qu'une faible voix presque inaudible leur murmura "Entrez", sans qu'il y ait un râle meurtrier juste derrière.
Vu qu'elles étaient invitées chez eux, elles entrèrent sans trop hésiter dans la demeure qui se referma juste après.
Je vous passe la description des lieux, vous devez commencer à bien les connaître.
Le premier reflex de Sam fut d'enlever ses chaussures pour les mettre dans le coin prévu à cet effet, ce qui surprit au préalable Charlie qui ne connaissait pas vraiment les traditions du coin. Elle le suivit dans son action une fois qu'elle ait vu Clara faire la même chose de son coté.
Avant de pouvoir se demander qu'elle serait la prochaine étape, un miaulement de chat survit depuis le salon.
Mar, le félin noir, poussa de petits cris à leur encontre puis alla s'aventurer dans la salle à manger juste à coté.
C'est un signe, il fallait le suivre.
L'acteur et la hackeuse s’avancèrent en premières, tandis que la soldat resta à l'espace entre le hall et le séjour.

Charlie : Je vais faire le tour du proprio, je pense que vous n'aurez pas besoin de toute façon.

Clara : J'aurais cru que tu souhaitais rencontrer le Fantôme de Kayako Saeki.

Charlie : Non, finalement je préfère les laisser dans leur intimité.

Clara : C'est très noble de ta part.

Charlie leur fit un salut avec ses deux doigts au niveau de la tête pour leur souhaiter bonne chance.
Elle partit ensuite en arrière pour monter les escaliers dans le but d'explorer un peu cet endroit surnaturel.
Pendant ce temps, les deux autres personnages changèrent de pièce sans même avoir besoin d'ouvrir la porte.
Il y avait déjà quelqu'un dans cette salle, quelqu'un qui ne devrait pas être là.
La belle et timide Kayako était assis, les genoux posés à même le sol, ses cheveux lui cachant le visage qui celui ci était tourné vers la table utlra basse devant elle. Samuel tourna son attention vers Clara qui lui fit un petit signe de la tête en direction de l'autre femme, pour lui dire de faire pareil.
Il approuva de la tête et alla s'asseoir de la même façon, en face d'elle.
Avec un ton plus qu'aimable, il démarra la conversation avec douceur.

Samuel : Bonjour Kayako.

Au son de sa voix facilement reconnaissable, la dame semblant vivante leva sa tête, révélant un visage ému, visage qui ressemblait beaucoup à celui de Takako Fuji, une actrice japonaise. Bien que les deux invités aient déjà vu son visage sur des photos, ils ne pouvaient que s'étonner de la beauté et de l'innocence qui s'en dégageaient.
Elle finit pour lui répondre, armé d'un petit sourire confus, avec sa voix mi grave mi aigu.

Kayako : Je suis contente que tu sois enfin présent à mes cotés, après 18 ans d’errance dans ce monde.

Samuel : Je suis navré d'être parti aussi vite la première fois, j'étais traumatisé par la vue de ton corps mutilé.

Kayako : Je comprends. Takeo n'a pas été tendre avec moi.

Samuel : Aujourd'hui avec le hashtag "MeToo", tu aurais pu faire quelque chose contre cette violence conjugale.

Kayako : Dommage qu'Internet n'était pas comme maintenant à l'époque.

Elle eut un petit sursaut de rire qu'elle tenta de cacher ensuite, ne voulant pas trop montrer son grand sourire.

Kayako : J'ai pu remarqué que tu avais le don de sentir les présences de notre maison, sans même être frappée par la malédiction. Tu fais parti des uns tiers de personnes au monde à avoir des perceptions extrasensorielles, comme Clara Lille ici présente, et il y a huit ans, le Lieutenant Adrien Normikwawal.

Samuel : Le Policier Français qui a incendié la maison à ce moment là.

Kayako : Grâce à lui, Takeo a perdu en influence ici et j'ai pu reprendre possession de moi même pendant assez de temps pour éviter limiter la Malédiction à mon Journal. Sans lui, tous ceux qui ont pénétrés dans la maison après l'incendie seraient morts peu de temps après ou auraient disparu de la circulation, y compris Adrien lui même.

Samuel : Maintenant, je suis là, ces morts n'ont plus lieux d'être.

Kayako : Merci à toi Sam d'être ici. Je sens que je vais pouvoir enfin être en paix, il me reste juste deux choses à faire avant d'aller là haut avec mon fils et mon mari.

0 ces mots, elle hésita quelques instants avant de prendre son courage à son cou pour un geste important pour elle.
C'est ainsi qu'elle s'approcha de celui qu'elle aime pour déposer un doux baiser sur ses lèvres avant finalement disparaître enfin ce de lui en s'évaporant sous forme d'une ombre. Au moment de partir, elle adressa une dernière parole à notre spectatrice juste derrière, une boule à la gorge tout en s'exprimant.

Kayako : En cadeau pour l'aide que tu m'as apporté, j'ai décidé de montrer quelque chose à ton ami qui pourra la faire avancer dans sa vie personnelle. Encore merci pour tout, et adieu...

Elle disparut, laissant derrière elle une maison en deuil.
A l'étage, Charlie avait entendu du bruit provenant du Bureau du Père qui était également la chambre de Toshio.
On dirait des râles, mais pas ceux que l'on connaissait de la Yūrei, mais plus ceux d'un autre type de mort vivant.
En ouvrant juste en partie la porte, elle vit une scène assez invraisemblable se produire sous ses yeux.
Nicky Packou, censé être mort, se tenait penché sur l'ancien lit du gosse où se trouvait à la place une jeune fille, 14 ans environs, dont le peau avait perdu de ses couleurs tout comme ses yeux. Tout était devenu d'un blanc plus blanc que la plupart des japonais, presque gothique.
Ces gémissements d'outre tombe ua lieu de simple grognements bestiaux indiquaient une infection au Virus T.
Le Haut Placé de Crisis était en train, semble t-il, de la nourrir avec la purée de pomme de terre.
Bien qu'elle était plus tentée par lui croquer le bras, bien plus sucré pour elle.
Sans chercher à attendre que l'un des deux la remarque, la Private de UNIT sortit son Benelli MP95E chargée au .22 LR et le pointa sur l'homme qui remarqua enfin sa présence et se leva pour lui faire face, s'éloignant au passage de sa petite protégée.
Le fait qu'elle était dégoutté par ce qu’elle voyait s'entendait dans le ton de sa voix en parlant.

Charlie : Qu'est ce que vous faites là ?

Nicky : Charlie Ducrow, j'ai déjà vu ta tête sur les photos des traîtres que nous voulons éliminer.

Charlie : Vous parlez au présent, mais Crisis n'est plus.

Nicky : Ce serait naïf de le croire. Certes nous avons beaucoup perdu, je le conçois, mais il en faut encore pour nous écrouler. Si Hydra et Umbrella ont pu se maintenir en vie après avoir bien plus pris dans les dents que nous, comment pourrions nous être fini ?

Charlie : Parce que vos méthodes sont bien plus suicidaires que les leurs.

Nicky : Tu te crois supérieur avec ton béret rouge ? Si UNIT n'était pas là, tu serais sous une tombe depuis longtemps.

Charlie : Je ne me crois pas supérieure, c'est pas bien de juger les gens sans les connaître.

Nicky : Pour répondre à la question que tu m'as posé, je tiens cette planque que nous avons ici à Tokyo.

Charlie : En quoi c'est votre planque ?

Nicky : El Général Samantha Clean a visité cette humble demeure quelques années avant sa mort, peu de temps après qu'elle ait flambé, et a jugé de par le fait qu'elle était en ruine et réputée pour être hantée, ça ferait une superbe planque pour nous replier en cas problème grave.

Charlie : Vous êtes seul ici ?

Nicky : Affirmatif. Je me sacrifie pour faire diversion assez longtemps afin que nos forces retrouvent de leur splendeur et que les gens nous croient vraiment morts pour de bon. Je ne suis pas aussi con que mon frère qui a vraiment cru que nous exigions plus, c'est à croire qu'il a oublié que nous avions notre propre archipel d'îles.

Charlie : C'est pas un peu débile de me le dire ?

Nicky : Non, puisque tu ne ressortiras pas de l'échange que tu auras avec ma fille ici présente.

Charlie : Vous avez transformé votre propre fille en zombie, vous êtes vraiment pas bien dans votre tête.

Nicky : Je respecte nos traditions tout simplement. Tout sacrifier pour notre cause. Vive la Crisis et vive la Grande El Général Élise Clean !

Samantha : Nicky, tu m'oublierais déjà ?

Des notes de pianos hors diégèse jouèrent pour marquer la surprise d'entendre cette voix revenant de l'Enfer.
L’ancienne régente de Crisis se tenait droit debout, de l'autre coté du lit, son visage toujours autant autoritaire.
La blondeur de ses cheveux trahissait la noirceur de son cœur.
Son pantin encore vivant tel Pinocchio, était extrêmement heureux de la revoir après tout ce temps.

Nicky : Samantha, tu es vivante !

Samantha : Je ne peux pas mourir d'une manière aussi ridicule, qu'en penses tu ?

Nicky : Tu as raison, c'était faux depuis le début.

Samantha : Maintenant viens, il faut que je te montre quelque chose.

Charlie sentait d'un coup qu'elle n'avait plus rien à faire ici et qu'elle n'avait pas envie de voir la suite.
C'est pour ça qu'elle s'éclipsa alors que le fidèle de la Famille Clean s'approchait de sa bien aimé.
La suite, seule la zombie dans le lit en fut témoin.
Le seul truc que nous on sait, c'est que Nicky n'était plus le même après ça.
Maintenant que tout est fini, les morts peuvent reposer en paix et ne plus emmerder les vivants.
Espérons que plus personne personne ne viendra réveiller les Saeki.


Dernière édition par Clara Lille le Dim 23 Déc - 23:19, édité 8 fois
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Message  Clara Lille le Jeu 20 Déc - 14:33

27 Décembre 2018

Etats Unis; Los Angeles; Hollywood; Demeure Jackson

Même si Noel était déjà passé, ses musiques et chansons continuaient à passer à la TV.
Notamment Ho Ho Ho de Sia qui répandit partie de façon magique.
Les premiers à faire les frais étaient les Jackson dans le salon où les miettes de pop-corn avaient été nettoyés.
Samuel tenait tendrement sa femme Latanya sans ses bras tandis que leur fille Zoe qui était de passage à la maison, était occuper de jouer à Marvel Strike Force sur son iPad qui coûte la peau du cul. Ils passaient un très bon moment, malgré l'émouvante et étrange histoire qu'il leur avait conté après son retour du pays du soleil levant.
Il faut dire que ça leur a quand même pas mal épaté qu'il ait réussi à plaire à un fantôme vengeur.
C'est un peu trop simplifier tout ce qu'on a vu, mais il y a du vrai là dedans.
En tout cas, le bon vieux Sam lança un petit regard plafond qui était destiné à bien plus haut que ça.
Il espérait que dans le ciel, Kayako vivait à présent une meilleure seconde vie.

28 Décembre 2018

France; Strasbourg; Neudorf; Hôtel de Police

Miguel Adriani, un vieil ami du défunt Adrien Normikiwal dont une photo des deux en train de s'amuser se trouvait sur son bureau à la Brigade Criminelle, était assis à celui ci en train de réfléchir à un mot croisé pas facile en 37 lettres.
En même temps c'était une version péruvienne qu'il s'était dégoté.
Il fut fort surpris quand le Commissaire Général Lafleur arriva avec son tradition air bougon, accentué par son bouc de méchant, en compagnie d'un vieil homme un peu sénile qui n'était autre qu'Armand Dodgera qui ne fut pas venu ici bredouille.
Il posa sous ses yeux le Journal de la Défunte qui désormais lui appartenait, en mémoire à son ami perdu.
Le Brigadier-chef mit un peu de temps avant de comprendre que ça avait un lien avec l'affaire d'il y a 8 ans.
Il tourna alors ses yeux vers la photo mentionnée plus haut, ayant un haut le cœur pour le coup.
Malgré les années passées, il avait toujours du mal avec la mort de son mentor.
Espérons que cet ouvrage pourra l'aider à passer outre.

29 Décembre 2018

Etats Unis; New Raccoon City; Jewish Furies

Ce soir c'était picole dans un quartier excentrique de la ville.
Un trio en particulier se démarquait des autres clients du bar.
Nous avions dans l'ordre de chaises en partant de la gauche face à l'entrée :
- Raymond Kenney qui buvait du whisky comme à son habitude et qui avait toujours un look un peu hipster, s'en foutant de ce que les gens pouvaient en penser. Ces histoires à dormir debout mais pourtant vrais l'avaient vidé sur le coup et il avait bien besoin de boire pour passer à autre chose.
- Jordi Chin qui avait disparu depuis un sacré bon moment et qui n'en avait pas perdu son charme ni même son humeur assez dérangeant pour le commun des mortels. Mine de rien, sa technique de se barrer avant que ça ne parte vraiment en couille avait porté ses fruits puisque le voilà encore vivant à l'heure actuelle.
- Umdür Yuzdul lui aussi en avait tout autant eu sauf que là ça avait surement à voir avec son collier porte bonheur qui portait une sorte de protection religieuse supposée véritable. Après tout, Ling est mort après s'en être séparé, ça en rajoute à la véracité de cette hypothèse.
Ils trinquèrent à leur santé pour l'occasion.

30 Décembre 2018

Canada; Québec; Base UNIT

Assise sur un lit dans le dortoir à peine éclairé de son lit de boulot, Charlie contemplait un souvenir.
Une vieille photo d'elle et de sa famille à l'époque où elle était encore à Whatcharlond et où ils étaient vivants.
On y voyait un homme assez âgé en compagnie d'une femme plus jeune d'une dizaine d'année.
Devant eux se trouvaient un petit garçon ressemblant à Charlie et une fille avec un an de moins à ses cotés.
Si vous pensez que notre soldat de UNIT est cette fille, ce serait vous tromper.
N'oubliez qu'elle avait une sœur à l'époque.
La rencontre avec Nicky avait foutu de l'essence sur une flamme ravivée depuis déjà peu.
Depuis qu'elle ait été mise au courant des actions de Néo Crisis contre Crisis il y a deux mois.
En se rematant cette évocation de lointain passé, elle se sentit mélancolique et nostalgique.
Tout en versant quelques larmes, elle serra cette partie d'elle contre elle, afin de ne jamais l'oublier.
D'autres soldats l'observèrent, craignant qu'un sous officier vienne hurler si il l'a voyait chialer.
Néanmoins, en cette période de fête, il n'en sera rien.

31 Décembre 2018

Canada; Montréal; Appartement Clara

Nouveau dîner chez Aiden et Clara.
Le couple avait cette fois ci seulement la sœur du surprotecteur, Nicole et le fils de cette dernière, Jackson.
Ils leur avaient aussi raconté cette aventure sordide qui s’était passé il y a quelque jour.
Que cet appart à été la scène de crimes de meurtres très violents.
Ce conte ne collant pas vraiment au coté enfantin de Noel les surprit beaucoup.
Le Neveu du Hackeur ne montra pas beaucoup ses émotions mais on sentait quand même que ça le préoccupait pas mal tout ceci et qu'il essaya de repérer du coin de l’œil d'éventuels coin de l'habitation où il restait des traces de sang, ou quelque chose dans le genre.
La belle-sœur de la Hackeuse n'était plus vraiment surpris de l'aura qu'avait son frère avec les ennuis ne tout genre, même si là pour le coup, réussir à énerver des esprits venant du Japon c'était fort. Remarquant les réactions de son fils, elle tenta de lui faire penser à autre chose.
Justement, le plat du jour arriva pour faire passer la pilule.
Le chef était content d'enfin pouvoir faire déguster ses préparations contrairement à la dernière fois.

1 Janvier 2019

Japon; Tokyo; Maison Saeki

De la neige tombait sur toute la capitale nippone avec une énergie folle.
Elle recouvrit la toit de l'ancienne demeure hantée qui reprenait peu à peu de ses couleurs d'antan.
Les scientifiques tentent de trouver une explication rationnelle à ce phénomène, sans succès.
Parfois, la vérité est dure à encaisser.
L'Inspecteur Iowa Kanagawa était seul ce soir là à ce tenir devant cette barque, dans un océan blanchâtre.
Ces flocons laissaient transparaître le bonheur qui parcourait son corps à cet instant.
Ce sentiment de victoire après tant de luttes, tant de vies perdues.
Il ne savait pas si c'était la réalité, il devait y croire pour ça le soit.
Après 18 ans d'acharnements, il pouvait se tourner et avancer, sans crainte.
Enfin, il pouvait passer à autre chose, écrire une nouvelle page de son existence.
Ses pas furent recouvert par la suite, laissant vierge ce sol pour de nouvelles empreintes.
Clara Lille
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