[FIC] Mauvais Numéro [Terminée]

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[FIC] Mauvais Numéro [Terminée]

Message  Martin Walker le Dim 29 Avr - 14:24

29 Avril 2018

France; Strasbourg; Tram E

Leon était en train de regarder les numéros dans son téléphone pour y faire le tri, ce qu'il n'avait pas fait depuis longtemps et ça se voyait, il en avait une tonne et certains ne marchaient plus ou leurs utilisateurs étaient morts aussi aussi il y a un moment de ça.
En pleine action, il attendit une voix l’interpeller.

Homme : Excusez moi, auriez vous 50 centimes s'il vous plaît ?

L'agent en congé leva la tête pour voir un homme au teint plus noir que du cacao lui sourire.

Leon : Non désolé.

Le type alla voir ensuite une jeune femme dans une autre rangée pour lui faire la même demande mais avec réponse différente.

Femme : Oui bien sûr, je n'ai que des petites pièces rouges, j’espère que ça ne vous dérange pas.

Homme : Non ça ira.

Elle lui donna la bonne sommes et il la remercia avant de continuer son chemin.
La mèche rebelle retourna à son activité et vit qu'il s'était arrêté sur un numéro en particulier.
C'était celui d'un admirable Capitaine de la Delta Force qu'il avait rencontré 3 ans auparavant.

21 Février 2015

France; Paris; 8ème Arondissement

La porte d'un toit de la capitale de l'amour s'ouvrit depuis l'intérieur pour révêler un homme très stressé.
Si on s'en tenait à toute la sueur qui s'écoulait de lui, il devait avoir déjà couru plusieurs kilomètres, visiblement pour échapper à quelque chose ou plutôt quelqu'un. Tel un tueur de film d'horreur, cette personne surgit de derrière lui et le planta dans l'abdomen avec un couteau papillon.
Son torse chemisé s'écrasa sur les grains du sol et il tenta de ramper pour échapper à son ennemi.
Malheureusement une grosse chaussure vint écraser son dos au niveau de la blessure pour lui faire en core plus mal.

Leon : Dis moi quel est le code pour la cache d'armes.

Homme : 1234, pitié épargne moi !

Le professionnel pouvait alors informer le contact de la réponse qu'il espérait véritable.

Leon : Hunnigan, le code est 1231.

Ingrid : Ça me simple un peu simple mais on va essayer et on vous tiendra au courant de ce qui se passe.

Il ne restait plus qu'à attendre.
Durant cette durée un petit bruit indiqua que l'américain avait reçu un message qu'il s'empressa de regarder.

Message : Salut, je sais que t'es à Paris grâce à la localisation de ton phone et j'aimerai qu'on se revoit un peu, je t'attendrais à la chambre 237 à l'Hôtel DSK vers 15 heures.

Le numéro était inconnu à l'Agent Kennedy et le texte était bizarre.
Quelqu'un s'était trompé ou bien c'était un piège ? La tentation lui prenait de court.
Avant de plus réfléchir sur la question, son contact revint, avec une petite boule dans la voix.

Ingrid : Le coffre à exploser et une personne est morte et deux autres sont dans un état critique.

Cette nouvelle n’enchantait guère l'agent sur place qui serra des dents et du poing.

Leon : Compris.

Froidement il se baissa pour soulever de toute ses forces le connard au sol et s'avança jusqu'au rebord du toit.
Il regarda ensuite en contrebas en attendant le moment où il n'y aurait aucun risque que quelqu'un soit blessé par ce qui allait suivre.
Evidemment celui qui allait subir ça était moyennement d'accord avec la méthode employée.

Homme : Ecoute mec, je ne pouvais pas te dire la vérité, sinon ils m'auraient tué !

Leon : Pas besoin, je vais le faire à leur place.

Il le lâcha juste après cette phrase, laissant ses jambes se broyer à l’atterrissage, lui causant de belles souffrances.
Les passants furent sous le choc mais impossible pour eux de voir le responsable de cette belle vengeance.
En effet, le lieu était désormais vide car le représentant de la DSO n'avait plus rien à faire là et devait se rendre ailleurs pour un petit supplément qui ne sera pas plus rémunéré.
Sans trop de soucie, il arriva à trouver le bon hôtel et aussi la bonne chambre.
Il toqua à la porte, une voix masculine l'invita à entrer, ce qu'il fit à ses risques et périls mais sur ses gardes.
Cependant, même sa plus haute vigilance ne l'avait pas préparé à ce qu'il allait voir.
Un homme, plutôt beau gosse il faut l'admettre, allongé sur le lit, en peignoir blanc et caleçon noir, tenant une bouteille de vin de qualité dans sa main et ayant les cheveux bien soignés pour l'occasion.
Lets get it on de Marvin Gaye passait en fond sonore, mêlé à l'ambiance rosée de la chambre, n'arrangeait en rien le malaise pesant qui gagna très rapidement les deux hommes qui étaient autant surpris l'un que l'autre de ce tournant de scénario.
L'Agent Kennedy baissa le regard pour ne pas en voir plus et se dirigea machinalement vers la radio sur la commode à sa droite pour l'éteindre avant que ça ne soit trop gênant, même pour lui.
Il refit ensuite face à l'autre type qui commençait déjà à se recouvrir.

Leon : Je crois que vous avez fait le mauvais numéro.

Martin : Désolé, je n'ai fait que composer celui qu'une connaissance, Erza Josse, m'avait noté pour la contacter.

Leon : Erza Josse ?

Martin : Vous la connaissez ?

Leon : Oui, un peu, mais elle n'est pas censé avoir mon num... Ah moins que... Putain.

Martin : Quoi ?

Leon : Elle s'est surement foutu de notre gueule à nous deux, ce serait son genre.

Martin : C'est vrai que le vice Président Joe Biden m'avait donné des avertissements à son sujet mais je ne l'avais pas cru.

Leon : Vous vous êtes rencontré lors du sauvetage du Président Welson ?

Martin : Exact, et j'ai l'impression qu'elle s'est bien foutu de moi, elle et son copain, mais j'ai dû mal à voir comment ça pourrait être pire.

A ce moment là, de nombreux personnages armés débarquèrent dans la pièce par la porte d'entrée et commencèrent à les menacer avec leur joujoux. Ils portaient tous le bandeau rouge avec marqué Police sur leur bras.

Policier 1 : Bougez plus !

Policier 2 : Faites pas les cons, ce serait désavantageux pour vous.

Martin : Il doit y avoir une erreur sur la situation, on a rien fait.

Leon : Je sens que ça n'a rien d'une erreur.

Policier 3 : Tu l'as dit mon coco ! Martine, amène la petite !

Une policière arriva avec une pré adolescente de 13 dans ses bars qui semblait effrayer de voir les deux hommes incriminés avec un très bon jeu d'acteur qui pouvait tout berner sauf le bon sens de Leon qui la reconnaissait en plus.

Martine : Est ces deux monsieur qui t'ont fait ces caresses que tu ne voulais pas ?

Fille  : Oui, et ils m'ont menti sur la glace qu'ils m'ont promis si je faisais ce qu'ils voulaient.

Leon : Je te connais toi.

Une surprise pouvait se lire dans les yeux de la concernée, démasquant sa prestation sur le coup.

Leon : Tu es la fille du frère de Jill, je t'ai déjà vu sur des photos quand Chris m'invitait chez elle.

Sienna : Je ne voulais pas, c'est mon père qui a insisté que ce serait drôle et que je serais privée de dessert si je ne le faisais pas !

Martin : C'est Holt Valentine si vous voulez noter son nom messieurs les agents, au cas où vous voudriez lui toucher quelques mots.

Les agents de la BPM ne savaient pas trop quoi penser après s'être fait mené en bateau tels des bleus.

29 Avril 2018

France; Strasbourg; Tram E

Après avoir repenser à leur première rencontre, il retira Martin de la liste puisqu'il n'était plus de ce monde.
Bon après, il pourrait revenir un jour, ce ne serait pas le premier à faire le coup mais pour l'instant il est mort.
C'était le meilleure chose à faire, il le savait, passer à autre chose, ce qu'il devrait aussi faire avec une autre personne.
Ceci fait, il vit un homme avec des vêtements teintés de pourpre venir vers lui et prendre place sur la siège juste à coté de façon courtoise. Sa tête lui disait quelque chose mais il ne savait pas où est ce qu'il l'avait déjà vu.
Quelques secondes passèrent avant qu'il ne lui adresse la parole, toujours en étant poli.

Homme Pourpre : Vous connaissez Sienna Valentine ?

Leon : Oui un peu, et pas qu'en bien.

Homme Pourpre : Ça tombe bien sa mort m'aiderait à passer un message à une amie à moi et vous allez m'aider pour faire ça.

Leon : Bien sûr que vous aiderai, que voulez vous savoir ?

Homme Pourpre : Comment l'approcher sans alerter mon ami.

Leon : Elle traîne souvent dans un bar au thème du rock, le "Presley-Nichons" à Dijon, sa ville natale.

Homme-Pourpre : Je vous remercie, maintenant vous oublierez cette conversation comme si une simple conversation sur le beau temps que vous avez eu avec un vieil homme plutôt sympa qui n'a que ça à faire de ses journées.

Leon : C'est vrai qu'il fait beau aujourd'hui.

Celui qui avait un grand pouvoir se leva et attendit le prochain arrêt du tramway.
Il envoya chier un contrôler qui vint lui demander sa carte badgéo en lui demandant de foutre son appareil dans son cul, ce qu'il fit avec un peu de grimaces.
Il disparut au moment où les portes s'ouvrirent et notre héros oublia cette rencontre qui s'avéra crucial des mois plus tard.
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